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Pop Montréal: mode d’emploi

Vendredi 25 septembre 2009

Pop Montréal est de retour et promet de changer nos vies, c’est l’affiche qui le dit. À l’aube de cette huitième édition du festival, vous êtes sans doute des vétérans et connaissez tous les trucs pour ne rien manquer. Peu importe!

Comme chaque année, P45 propose ses conseils de bonne fortune musicale.

3 trucs pour survivre à Pop Montréal

1. S’entraîner

C’est devenu une formule consacrée: Pop Montréal est un marathon. Et un marathon, ça se prépare.

Si vous êtes prévoyants, ça fait déjà plusieurs semaines que vous vous exercez à voir plusieurs spectacles dans la même soirée, à faire des beaux yeux à la fille à la porte pour qu’elle vous laisse entrer, à sillonner la ville en vélo en état de légère ébriété, à vous coucher très tard et à recommencer.

Pour les autres, il ne reste plus que cinq jours pour répéter. À vos marques, prêts, partez!

2. S’inspirer (de George Pérec)

Vous vous sentez légèrement blasé en cette huitième année de festivité?

Faites comme les oulipiens et donnez-vous des contraintes ridicules pour élaborer vos plans de soirée. Vous pourriez ainsi décider de voir uniquement des bands dont le nom commence par V (ou I, pour un plus grand quotient de difficulté).

Ou encore juste des duos un soir et des quintettes le lendemain. Plus le défi est absurde, meilleure sera votre histoire rendu à l’afterparty.

3. Diversifier

Pop Montréal, c’est peut-être 872 shows en 5 jours (c’est un guess, on n’a pas compté), mais c’est aussi une panoplie d’autres activités. Assistez à la conférence de Vincent Moon (des Concerts à emporter) ou encore au défilé de mode Fashion Pop. Vos jambes fatiguées et vos tympans surstimulés vous en sauront gré.

3 shows à voir (pourquoi pas davantage? Parce que)

1. Think About Life (Maison Radio-Canada, 1er oct., 19h – Espace Réunion, 3 oct., 1 h, )

Parce qu’on s’est donné comme objectif de voir le band 12 fois cette année et on est juste rendu à 7. Et parce que leur show, qu’il soit à Radio-Canada, est intrigant.

2. Room-sized theremin (Espace Réunion, 4 oct., 12h – 16 h)

Parce que c’est probablement la seule chance à vie de jouer de la musique avec son corps dans une pièce remplie d’antenne de thérémines. Pis parce que ça risque d’être très drôle.

3. Sufjan Stevens (Cabaret Juste pour rire, 2 oct., 21 h 30)

Parce que c’est sold out. Mais comme vous pratiquez vos regards pour la fille à l’entrée depuis plusieurs semaines, ça ne devrait pas vous arrêter.

3 activités pour éviter Pop Montréal

Vous avez plein de bonnes raisons pour bouder Dan Seligman et sa gang? Quelques suggestions de belles activités qui n’attendent que vous pour s’emballer.

1. Regarder le match d’ouverture du Canadien

Après un été sous le signe du changement, les Glorieux sont de retour. Ça laisse une semaine pour apprendre le nom des 72 nouveaux joueurs sur l’alignement. (jeudi 1er octobre, 19 h)

2. Manger des huîtres

C’est la saison. Pis c’est long à ouvrir, fait que ça devrait vous occuper une bonne partie de la soirée. (Vendredi ou samedi soir.)

3. Aller à une assemblée de cuisine

La campagne électorale municipale bat son plein. Profitez-en pour talonner vos candidats au sujet des compteurs d’eau et du mauvais anglais de Louise Harel. Les discussions risquent d’être relevées. (Dimanche après-midi.)




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Livres: Mon premier Salon du livre de Montréal

Vendredi 16 novembre 2007

Jusqu’à cette semaine, je n’avais jamais mis les pieds au Salon du livre. Peut-être parce que je ne suis pas très Salon en général (mon intérêt pour l’auto, la mariée et l’habitation étant assez limité).

Peut-être aussi à cause de mes expériences lointaines et mitigées au Salon Pepsi Jeunesse (j’avais 9 ans, je suis revenue avec des condoms, mes parents n’étaient pas contents) et au Salon des métiers d’arts (les parents d’une amie au primaire donnaient dans le gossage de lampes à l’huile et on traînait là pendant des heures interminables après l’école).

Ou peut-être tout simplement parce que l’idée de payer 8$ pour apercevoir Bernard Werber du coin de l’œil me laisse un peu froide.

Mais cette année, je me suis laissée convaincre. Parce que j’aime la littérature, bien sûr. Et parce que, comme dirait l’autre, je trouvais que ça manquait à ma culture. J’ai donc bravé les hordes de lecteurs déchaînés et fait fi de mon aversion pour la Place Bonaventure et je suis allée déambuler quelques heures à la 30e édition du Salon.

1. Nombre de célébrités aperçues: 5

Incluant Claude Lafortune (a.k.a. M. Évangile en papier) et un homme qui était peut-être VLB ou peut-être juste barbu. C’est plein de photos d’«auteurs-vedettes» par contre.

2. Nombre d’animateurs de Radio-Canada vus: 0

Surprenant, avec la couverture que la SRC fait du Salon, on a l’impression que tout le monde couche là pendant cinq jours.

3. Nombre de mots retenus du discours inaugural du maire Tremblay: 0

Soit le son des micros n’était pas assez fort, soit je me trouvais trop près du coin cocktail.

4. Nombre de coups de coudes reçus dans la file pour acheter le dernier Michel Tremblay: 0

L’ambiance était plus «bibliothèque municipale» que «centre d’achat un 24 décembre».

5. Nombre de câlins refusés: 1

C’est pourtant Monsieur Câlin, un «pionnier du mouvement Free Hugs», qui offrait. C’est Xavier qui s’est sacrifié.

6. Nombre de signets ramassés: 1

Celui des Trois modes de conservation des viandes de Maxime-Olivier Moutier, très joli.

7. Nombre de regards séducteurs échangés avec un beau garçon en faisant semblant de bouquiner: 0

Dommage. On m’avait pourtant assuré que c’était une bonne place pour cruiser.

8. Nombre de drinks consommés: 1

L’alcool et les pretzels coulaient à flot chez Gallimard et Leméac, mais pas question d’exagérer. Mon premier Salon du livre, je voulais m’en rappeler.

9. Nombre de sueurs froides et/ou de soupirs agoraphobiques: 3

Le Salon du livre est une espèce de non-lieu froid et artificiel. Il n’existe pas vraiment. Du coup, on se doute qu’il y a un piège et je redoute le pire au moindre pas que je fais dans une allée. Mon ex? Un ancien prof de psychologie du cégep qui pue de la bouche? Marie Laberge?

10. Nombre de vertiges ressentis devant l’étendue de la littérature et le temps qui va toujours manquer pour tout lire: trop nombreux pour les compter

C’est pour ça que j’y vais pas, d’habitude.

Dans ta face, Pop Montréal!

Vendredi 5 octobre 2007

Vous boycottez systématiquement tous les événements avec le mot pop dans le nom? Vous refusez d’être poussé à la schizophrénie par du monde qui s’amusent à programmer 537 (684? 921? Y a-tu encore quelqu’un qui compte?) shows en cinq jours? La face de Dan Seligman ne vous revient juste pas?

Boudeux du festival, rassurez-vous: hors de Pop Montréal, plein de salut! Comme en font foi ces six suggestions d’activités inspirées.

1. Aller au festival Antenne-A

Les mêmes artistes qu’à Pop, mais à Québec! Une occasion en or de faire un pied de nez non seulement à Pop, mais à Montréal au complet. (Du 3 au 6 octobre)

2. Faire des niaiseries au Green Room (ou tout autre bar de hipsters de la rue Saint-Laurent)

Y aura personne (tous à Pop, bande de suiveux). Profitez-en pour pratiquer la chorégraphie de Crank dat au milieu de la piste de danse, jouer 17 parties de baby-foot de suite et faire de la poudre sur le bar. (Vendredi soir, pour un maximum de plaisir.)

3. Encourager nos Glorieux

Pop Montréal organise un party dans une maison hantée/clinique médicale abandonnée avec Think About Life et So Called? So what! La revanche du Canadien sur les Maple Leafs sera bien plus douce. (6 octobre, 19h)

4. Préparer l’Halloween

Il n’est jamais trop tôt pour penser à des idées de costumes qui feront baver de jalousie tous vos amis. Pratiquez aussi votre découpage de citrouille. (Quand vous voulez, mais le dimanche après-midi nous semble tout indiqué.)

5. Participer à la 26e classique de ballon-chasseur

Tentez de détrôner les Fireballs, les champions en titre. En cas de nullité sur le terrain, contentez-vous d’écoeurer les Burritos Jocelyn, les Gras Trans et les Pierre Lambert en débarquant avec un nom d’équipe encore plus débile. (Le samedi 6 octobre, à l’école St-Jean-de-la-Lande, 3120 rue Laurier est)

6. Cuisiner un souper d’Action de grâce avec la dinde, les patates douces et tout le tralala.

Les traditions, y a que ça de vrai. En plus, vos colocs qui carburent à la bière et à la mauvaise pizz depuis cinq jours vous en seront éternellement reconnaissants. Rappelez leur chaque fois qu’il sera question de ménage ou de vaisselle dans les six prochains mois. (Lundi soir. Mais commencez de bonne heure : cuire une dinde, c’est long longtemps.)

Sept shows à voir au Fringe selon P45

Dimanche 4 juin 2006



1. The 13th Hour (le talk show qui se tiendra tous les soirs à 1 h du matin à l’Academy Club)
Parce que c’est gratuit et que les animateurs se refont leurs célèbres «11 seconds dance parties».


2. It’s not you… it’s me…
Parce qu’on a trop rarement l’occasion de voir des «breakdance comedy».


3. Biunivok
Parce qu’on a un faible pour les néologismes.


4. La vengeance de Popol
Parce qu’un show de marionnettes, c’est toujours drôle. Surtout quand elles sacrent et se tapent dessus.


5. The Sum of All Cheers
Parce que là où il y a des meneuses de claques, il y a de la joie.


6. Desperate Housepets
Parce qu’on a toujours su que derrière l’apparente indifférence de minou se cachait un être captivant et exalté.


7. Centaur! Centaur! Centaur!
Parce qu’un «lip-synch rock musical», ça torche.

Du 8 au 18 juin 2006
montrealfringe.ca

Pourquoi j’aime… les vestiaires de centres sportifs

Dimanche 4 juin 2006

J’ai beau me forcer, je ne prends pas vraiment plaisir à aller au gym. Je sais, l’exercice, c’est bon pour la santé. Mais le ski de fond stationnaire, c’est ridicule. Alors quand je ne suis pas trop emballée par la perspective de faire des steppettes d’aérobie sur un vieux remix de Blur ou de gravir 348 marches sur un stairmaster sans arriver nulle part – et c’est souvent le cas –, je me motive en pensant à ce qui suivra: un petit tour au vestiaire.

Parce que j’adore les vestiaires de centres sportifs. Pourtant, je ne suis ni particulièrement exhibitionniste, ni particulièrement voyeuse. Mais je suis toujours un peu émue par cette proximité avec de parfaites inconnues le temps d’une douche.

D’abord, ç’a quelque chose de rafraîchissant, toute cette nudité sans la moindre graine d’érotisme (ou graine tout court…).

Ensuite, dans le vestiaire on est témoin de toutes sortes de rituels. Un peu comme dans un making of, on observe des étapes de préparation parfois insoupçonnées. Il y a les filles qui mettent 20 minutes à appliquer leur maquillage. Celles qui s’habillent en commençant par leurs bas. Celles qui cachent des sous-vêtements hyper sexy sous leurs tailleurs rangés. Celles qui ne jettent même pas un coup d’œil au miroir avant de sortir.

Et puis, c’est l’antidote ultime au raz-de-marée de poupées airbrushées qu’on nous sert dans les médias. Des femmes de toutes les tailles, de toutes les formes, de tous les âges. Des peaux fermes, étirées, ramollies. Des seins petits, gros, pointus. Des bikinis brésiliens, des aisselles luxuriantes. De fesses bombées, des culottes de cheval, des cuisses de cyclistes, des bras de yogis… Le corps dans tout ce qu’il a de plus vrai et de plus beau.