L’an passé, juste avant Noël, Tricot machine nous offrait 25 décembre, la chanson, accompagnée d’un chocolat chaud absolument délicieux. Qui dit temps des Fêtes dit traditions. Durant l’année, la chanson 25 décembre est devenue le titre d’un album et juste à la veille du lancement, P45 est retourné visiter Catherine et Matthieu.
Le résumé de la soirée? Une rencontre avec frères et sœur, une visite d’un salon nouvellement aménagé et décoré pour Noël le jour même, des maquettes d’album et des musiques de Noël piano-gazou.
On cherche les recettes de nos mères sur Internet, on marine des saucisses hot-dog dans la sauce VH et on boit de la Tremblay. Catherine a même osé manger un chocolat passé date.
On parle de choses sérieuses aussi, mais l’ambiance est surtout à la fête. On aurait pu y passer toute la veillée, à giguer, à taper du pied et à chanter.
Avant de quitter, on pense au vieil adage «jamais deux sans trois». L’année prochaine, P45 rendra la politesse. C’est nous qui inviterons!
Animation: Marie-Claude Beaucage Texte et images: Véro B. Montage et son (perfo): Caroline Bâcle Intro: Paul Tom Collaboration spéciale: Xavier K. Richard
Gabriel d’Amour est encore tout neuf, n’a pas d’album et ne monte sur scène que trop rarement à notre goût. N’empêche, c’est déjà la deuxième fois qu’on le voit dans les vidéos de P45. Depuis ses débuts-débuts, on suit son parcours et on attend qu’il ait récolté assez de 5 $ divisés par 3 à la porte de ses spectacles pour financer son premier opus.
Pour se décrire et décrire son travail, il dit que la musique de Mathias Mental lui ressemble, et que la sienne ressemble plus à Mathias. C’est d’ailleurs aux côtés de Mathias qu’on l’a aimé pour la première fois.
Gabriel, dans sa cuisine, son salon ou sur scène, c’est toujours ce mélange attachant de timidité, de sensibilité, de générosité et d’humour.
Chose rare, à la fin de notre entretien, il restait 4 minutes à remplir sur la carte mémoire. Comme un cadeau surprise! Marie-Claude a voulu entendre une deuxième chanson.
C’était magique.
Animation: Marie-Claude Beaucage Texte et images: Véro.B Montage: Caroline Bâcle Son: Gabriel D’Amour (pour la perfo) Intro: Paul Tom
Comme tout média qui se respecte en cette rentrée automnale, P45 s’attarde au cas très spécial de la jeune et talentueuse Béatrice Martin, alias Cœur de pirate. Depuis le salon de ses parents, elle nous livre une performance au piano coquet, le vent dans le toupet.
C’est pas des blagues, même en France, on parle d’elle, alors que son premier album sort chez-nous dans quelques jours.
On peut s’intéresser au cas de Cœur de pirate en raison de sa voix si touchante et si particulière, ou alors parce qu’elle compose des mélodies, des chansons remplies de mélancolie, qui collent parfaitement bien avec l’automne qui se pointe le bout du nez.
Elle a le look, chose certaine, ainsi que l’attitude, un mélange de vulnérabilité et d’assurance. Cœur de pirate n’a pas 20 ans mais vogue en mercenaire, avec des alliés ou sans. La preuve: son album n’est pas encore sorti et qu’elle s’est déjà fait écorcher par au moins un critique musical.
On reste admiratif et envieux d’une artiste qui est capable de transcender les bouttes noirs de sa vie et qui réussit à en faire des petits bijoux musicaux. Ce qui est laid peut devenir beau, c’est la leçon universelle que livre Cœur de pirate depuis son salon au monde entier. Réjouissant.
Texte et animation: Marie-Claude Beaucage Images: Véro.B Montage: Caroline Bâcle Intro: Paul Tom
Un dimanche de juillet, fin d’après-midi. Véro et moi, on se rencontre au Art Café sur Fairmount avant d’aller tourner un nouvel épisode de Dans ton salon. On s’en va rencontrer Lisa, Laura, Lindsay et Sarah de Pony Up.
Il pleut par intermittence. C’est humide; on luit et on frise. On est un peu dans les vapes, aussi. Tellement pas réveillées en fait, qu’en marchant vers le domicile de Lisa, on se rend compte, Véro et moi, qu’on est toutes les deux parties sans noter son adresse.
On croit l’avoir mémorisée, mais après quelques tentatives infructueuses, on décide de demander à un bon samaritain muni d’un laptop de fouiller dans nos courriels pour retrouver l’adresse de Lisa. Le bon samaritain, c’est Andy, qui, assis au Cafe in Gamba, nous laisse utiliser son ordi. Il a les plus beaux yeux et le plus beau sourire de l’avenue du Parc, en ce dimanche morne.
On retrouve l’adresse et on se dirige vers notre lieu de rendez-vous. Mais Véro a oublié sa caméra sur la table d’Andy. Il nous accueille de nouveau avec son sourire craquant et on repart, caméra en main, le pas léger, vers le basement de Lisa.
On est accueillies avec des smoothies. Ça commence bien! Lisa nous fait visiter l’appartement, qui est probablement le plus inusité qu’on ait visité jusqu’à maintenant. On fouille dans sa bibliothèque. Elle et son chum sont de grands lecteurs, ils ont tous les deux étudié en littérature.
On tergiverse ensuite à savoir si on fait l’entrevue en anglais ou en français. Les collègues de Lisa lui ont dit que ça serait préférable que les filles fassent l’entrevue en français. Je soupire intérieurement de soulagement.
Finalement, une fois les quatre filles arrivées et installées autour de la table, la conversation s’amorce spontanément en anglais. Soyez indulgents, je ne parle pas souvent anglais!
On a parlé de tellement de choses en si peu de temps. De leur meilleur show à vie – à Sydney – et de leur pire – à San Francisco. Elles m’expliquent comment faire l’amour à des juges avec mes yeux.
On parle du fait qu’elles sont de meilleures musiciennes d’album en album. De l’enregistrement de leur prochain album – Stay Gold – à l’Hotel 2 Tango et des repas vegan qu’elles mangeaient pendant l’enregistrement, pour faire plaisir à Sarah, qui est végétalienne. Elles sont tellement belles et tellement cool. Naturellement.
Elles ont choisi de nous interpréter une chanson de leur nouvel album, qui s’intitule Crutch or a Cradle. Je suis totalement sous l’emprise de la mélodie et des paroles de la chanson. Difficile de ne pas l’être, d’autant plus que je suis à moins de trois pieds d’elles.
Quand Laura chante The world might be ending, so we should get married, j’ai le moton. Quand elles se mettent à fredonner en choeur à la toute fin, j’ai les larmes aux yeux. Quand elles terminent la chanson, elles lèvent les yeux vers nous. Et moi, j’éclate en sanglots comme un gros bébé.
Je suis aussi surprise qu’elles de cette montée soudaine d’émotions mal canalisées. Mais ça fait partie des risques du métier.
Texte et animation: Marie-Claude Beaucage Images: Véro.B Montage: Caroline Bâcle Intro: Paul Tom
C’est lors d’une réunion particulièrement fructueuse de l’imposant comité éditorial de P45 – oui, oui, P45 a un comité éditorial – que le concept de Dans ton salon a soudainement a jailli.
S’ensuivit une bouillonnante séance de remue-méninges afin de déterminer chez quels artistes Véro et moi avions envie de s’inviter.
Je ne me souviens plus si le nom de SoCalled est celui qui a été lancé en premier, mais il est certain que celui qui a fait la preuve que la musique klezmer et le hip hop se marient aussi bien que le macaroni et le fromage faisait partie dès le départ de nos fantasmes salonesques.
Il paraît que ce n’est pas toujours une bonne chose que de concrétiser ses fantasmes… À tout le moins, Véronique et moi, avec ce 6e épisode de Dans ton salon, on vous prouve le contraire.
Texte et animation: Marie-Claude Beaucage Images: Véro.B et collaboration spéciale de MCB (plan N&B) Montage: Caroline Bâcle Intro: Paul Tom
Faites-vous plaisir, où que vous soyez cet été, allez-voir SoCalled en concert.
13, 14 juin – Festival de la Chanson de Tadoussac
19 Juin – Idea City, Toronto
29 juin – Club Soda, pour le Festival de Jazz de Montreal
16 juilllet – Yiddish Book Center, Amherst, Massachusetts
17 juillet – Black Sheep Inn, Ottawa
18 juillet – Dundas Square Free Outdoor Show with Big Band, Toronto
25, 26 juillet – Calgary Folk Festival, Calgary
17 août – 400e anniversaire de la ville Québec, Québec
28 août – Ashkenaz Festival avec Abraham Inc (David Krakauer & Fred Wesley), Toronto