Petit récit d’un Noël profiteur.
Petites annonces 2.0
Une chronique style Kijiji marché aux puces numérique cheap.
Lettre pour Fabbie
Notre amie Fabbie Barthélémy s’est enlevé la vie. Nous avons pensé lui écrire une lettre.
Chronologie d’une déception amoureuse
«Moi qui croyais mourir si jamais l’amour de ma vie – soupir – me quittait, je ne m’en sors pas trop mal. J’ai sorti mon kit de deuil.»
Blame it on the boogie
On est proches, dans ma famille. Ensemble, nous formons un clan très serré, sélect, un peu comme un club élite, comme un hybride créé à partir du S club 7 et de la famille Griswold.
Vagnessa
Je vais m’enfermer dans la salle de bain des filles, celle qui sent le parfum cheap et le moton. J’ai une amie, une vraie conne…
L.A. 1990
Chacun des deux seins de Stepheny est à peu près gros comme ma tête. Ses faux ongles sont peints en rouge et décorés avec des autocollants en forme d’étoiles filantes. Aussi quétaine que l’orthographe ridicule de son prénom.
Dr Perruche
Il me téléphone, je suis bénie des dieux. C’est un homme magnifique, un oiseau rare.
33 minutes 47 secondes de retard
Il connaît mon nom. Flattée, j’accepte le verre qu’il m’offre. Il devrait pourtant savoir que je commande toujours un gin tonic s’il lit vraiment mon blogue… Il sait lire, 1 point pour lui. Et +2 pour le pull marine tant qu’on y est.
La princesse d’Arabie
Bleh. La grosse face de mon pas-regretté-tant-que-ça ex-collège de vie, amplifiée X 10 par l’œil magique de ma porte d’entrée.
VIPisse
Je sors habituellement les soirs de semaine. Comme je travaille le lendemain matin, j’ai toujours l’impression – lire espoir – que je ne vomirai pas dans mes bobettes ou que je ne me ferai pas traîner par un garçon louche jusqu’à son appartement.
Le prétexte du pedleur
J’ai connu un bonhomme assez ordinaire. Le genre de personnage où l’inscription «ne me faites pas confiance» pend à la chair de son deuxième menton. On l’appelait le pedleur.
Refuge d’hiver
Un drôle de sentiment m’envahit depuis quelque temps. Je ne sais pas si le mot «sentiment» traduit avec justesse mon état. J’hésite entre sentiment et maladie. Allons-y avec le premier, c’est moins cru et cela n’implique pas de guérison.
Hélèna
Assise près de la fenêtre de l’appartement, Hélèna suivait le trajet des gouttes de pluie sur la vitre.
La mythomanie (2e partie)
Deuxième d’une série de six textes.
Ode abjecte: Karine Vanasse, la bienséante
Ça commence par où ça finit.
Cruising pigeon, dernière partie
Pour ceux qui auraient manqué l’épisode précédent, revenons un ti-peu en arrière…
Cruising pigeon, troisième partie
Dans le précédent épisode de Tom et Alice, nos héros élaboraient un plan machiavélique pour enfin débarrasser Alice d’un prétendant on ne peut plus obstiné, le beau Georgito – façon de parler.
Ne tirez pas sur les branchés (2)
Assise à la table du café Les Entretiens, Odette me raconte que notre ami Felicio est gravement malade et moi, qui reviens de voyage, lui dis que je l’ai su par le biais de la «page sociale» d’un journal à Stockholm.
Cruising pigeon, deuxième partie
Dans la première partie de ce modeste feuilleton, nous compatissions avec cette pauvre Alice, aux prises avec un soupirant indésirable et surtout, indécollable.
Cruising pigeon, première partie
Ah! Le mois d’avril est si joli, si resplendissant de soleil! Les filles se dévêtent, les pigeons cruisent…
Triptyque
Trio poétique.
La mythomanie (1re partie)
Premier d’une série de six textes. «Les riches ne marchent pas autant que les moins riches»
Ne tirez pas sur les branchés
Mon ami Felicio n’a pas trente ans mais je le soupçonne d’être fortement andropausé.
Stacy
J’ai toujours eu une opinion désagréablement mal informée envers l’industrie du sexe et la prostitution visuelle de tout genre.
Poésie fictive I
Ma tête aussi a dû être réparée, en 1987.
Nouvelle administration
Ça se voit tout de suite: elle est du genre à s’empêtrer les bottes dans les tapis les plus douteux, de ceux qu’on retrouve dans les chambres de motel du bout de la route, au nord du nord, TV câblée.
Ordinaire, casquette, verre à moitié vide, bouche molle
— J’peux-tu m’asseoir avec toi, juste pour jaser, on pourrait… — À condition que tu me donnes une clope.
Aurores, enfants martyrs, et autres moments choisis, au hasard de la vie, random…
Le soleil se lève, encore une fois. Du haut de mon 22e étage maintenant légendaire, je scrute attentivement l’apparition des premiers bourgeons de feu de la journée… Ne suis pas encore couchée, pas, encore…
Alice retrouve son coeur
Par un bel après-midi de mars verglacé, Tom entre en coup de vent au Popséqueule. Il fait si mauvais que ses cheveux sont couverts d’une mince couche de glace. Il se secoue, prend place à côté d’Alice.
Ce qui vous passe par la tête lorsque votre coiffeuse est sur le point de devenir une vedette internationale
Il allait bientôt devoir changer de coiffeuse, parce que celle qui était la sienne depuis près de cinq ans allait d’une semaine à l’autre être beaucoup trop big pour un salon de coiffure du boulevard Saint-Laurent, aussi branché soit-il.
La Guerre des Idées dans une autre Langue
Veuillez pardonner mon français. Je viens d’Amérique. J’ai habité à Montréal pendant plusieurs années mais parce que je dois travailler tellement pour m’obtenir argent pour la nourriture je n’ai pas eu le temps pour étudier le français beaucoup. Mais j’ai un bon dictionnaire.
Comme Mozart avec un gun
Voici, ô Prétendants, l’épreuve qui vous est proposée. Je vous apporte le grand arc du divin Odysseus.
Like Mozart with a Gun
Well then, my wooers, since it seems that I am the prize, hear this.
Rivière Sautauriski, 7 juillet
Le soleil de juillet en un million d’éclats sur la rivière. Le ciel bleu royal. Les gros cumulus blancs, du genre de ceux qui vous fascinent en avion, avec leur mélange de zones plus foncées et de facettes reflétant le soleil, étincelantes, presque aveuglantes.
Spam, flaques et pizzas
Je travaille, je dors, je vis dans une grande tour de béton néon peuplée d’insectes immobiles, collés à leurs plaques de silice.
La traînée
Il mangeait des pois chiches, des pois chiches en conserve, les prenait à même la boîte, dont le dessus bien découpé, relevé, frisé autour, faisait comme un paravent entre lui et moi, entre lui mangeant ses pois chiches et moi le regardant manger ses pois chiches.