Barbie-Antoinette

y_coppola_240506.jpgL’un des films les plus attendus du Festival de Cannes, Marie-Antoinette, de la réalisatrice américaine Sofia Coppola, a raté aujourd’hui son entrée en compétition…

Le film “classico-pop” (sa trame sonore inclut de la musique punk), qui a retourné à l’envers la cour de Versailles et la presse people de l’Hexagone, fait de son héroïne une adolescente tiraillée, inadaptée à son environnement social modain. Si ça se trouve, c’est peut-être aussi le portrait de la réalisatrice, Sofia Coppola…

“Huées, sifflets, la réaction de la salle, à l’issue des deux heures de projection, a été l’une des plus négatives depuis le début du Festival. L’accueil a été plus froid encore que celui réservé au Da Vinci Code.” À lire, cet entretien de Coppola au journal Le Monde, qui la dépeind comme un être complètement superficiel…

Par P45, 24 mai 2006 à 11h27 | Dans cinéma

8 réponses à “Barbie-Antoinette”


  1. Pff, je suis sûr que c’est bon quand même. Dans la réaction française, il y a sûrement un mélange de leur bonne vieille misogynie et d’irritation à ce que ce soit un étranger (une Américaine, en plus!) qui fasse un film sur ce moment glorieux de leur histoire…


  2. C’est étrange. Lorsque tu lis les critiques françaises (Télérama, Les inrocks, Cahiers du cinéma, Alain Riou, etc.), l’accueil est très bon. Excepté par exemple pour Jérôme Garcin (à suivre au Masque et la Plume car le débat promet)

    Dans le cas du festival de Cannes, il ne faut pas oublier la presse internationale et les festivaliers !!!

    Donc, retire tes propos sur les Français ;-)


  3. “Ce moment glorieux de leur histoire” ? Les Français crevaient de faim pendant qu’elle s’envoyait en l’air… glorieux pour elle, oui… Personnellement, j’aime bien Coppola, j’ai hâte de voir son film, mais je ne me prononce pas. Des films d’époque sur Versailles, ça s’est vu je ne sais pas combien de fois, moi je commence à en avoir un peu marre. Et bon, excusez-moi, mais c’est pas parce qu’elle a pris du New Order pour la trame sonore que c’est une garantie d’originalité et de succès… J’ai très hâte de voir. Et d’être surpris, j’espère.


  4. Daviel, je partage ton opinion concernant le film.

    Concernant “ce moment glorieux de leur histoire”, il est vrai que ce n’est pas une période heureuse de l’histoire française. Surtout celle qui viendra après la Révolution avec Robespierre : la Terreur. Un véritable bain de sang qui est encore un tabou en France. Pour vous dire !!!


  5. Hmmm, je ne trouve pas que l’article du Monde la dépeint comme étant si superficielle que ça, mais il souligne beaucoup sa nationalité américaine, et ça, la presse de partout n’aime pas trop! Elle semble s’attarder à certains détails (un personnage, un événement historique peu déterminant) plutôt qu’aux grandes linges de l’Histoire. Je la reconnais là: son portrait du Japon dans ‘Lost in translation’ était à la fois juste et d’une simplicité touchante. On accomplissait l’énorme tâche de raconter une culture à travers deux personnages, étrangers, sans avoir recours à aucune narration explicative, sans, justement, parler des ‘grandes lignes’.

    Mais bah, c’est peut-être mauvais aussi! Mois qui me plains que le journalistes se prononcent tout le temps sur ce qu’ils n’ont pas vu ou à peine lu… * soupir *


  6. Je m’étais exprimé rapidement, mais c’est un moment glorieux de l’histoire française dans la mesure où la Révolution est la chose dont les Français sont, collectivement, et consciemment ou non, les plus fiers (en dépit de ses terribles excès, bien sûr). C’est leur cadeau au monde, cette idée d’avoir été les précurseurs d’une certaine modernité. Et faut voir l’attachement qu’ils ont encore aujourd’hui aux grands principes de la Révolution. Un attachement qui, diront certains, va parfois jusqu’à l’entêtement, comme sur la question des signes religieux ostentatoires.


  7. Plus vraiment… Lors d’une rencontre sportive entre la France et l’Algérie, on a sifflé la Marseillaise.

    La France, précurseur ? Baliverne ! La Révolution Française et la déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen se sont inspirées celles des États-Unis en 1776.

    Une fois, je suis tombée sur un prof qui disait que “Liberté, Égalité et Fraternité” c’est du pipeau. Il a raison. C’est plutôt les étrangers qui ont cette vision glorieuse de la Révolution. Une des raisons pour laquelle les immigrants sont déçus lorsqu’ils essaient de s’intégrer dans la société française.

    Quant à la laïcité, on la doit à Jules Ferry en 1905 pour la loi sur la séparation de l’Église et de l’État, et à la Constitution de la Cinquième République en 1958. La Révolution, c’est plutôt la fin de la monarchie de droit divin. D’un point de vue philosophique, on doit remonter à l’époque des Lumières.

    Voilou… J’espère que je ne vous ai pas ennuyé. ;-)


  8. Pardon, pas Ferry. C’est entre autre Jean Jaurès.

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