Histoires de feux d’artifice: le Portugal vu du balcon


Photo: la vue du balcon. C’est poche, on en convient.

Les feux d’artifice, c’est épatant, mais pas tant que ça. P45 a mandaté la journaliste Judith Lussier pour vulgariser l’affaire et démontrer que l’action, elle se passe autant dans le ciel qu’au sol chez les spectateurs.

Samedi soir, c’était le Portugal à l’International des Feux Loto Québec présenté par Telus en collaboration avec la SAQ.

Le plan, c’était d’aller voir les feux depuis le mont Royal. De faire comme quand on avait 15 ans: grimper par le chemin interdit, se sentir alpiniste, et aboutir au «spot». Tsé, le spot?

Quand on y pense, on n’y avait vraiment pas la meilleure vue des feux. Sont rendus petits en titi, de la montagne. Mais on était jeunes et on était libres. On voulait revivre ça.

Tout était planifié. On irait au roller derby juste avant, on boirait une couple de Pabst Blue Ribbon pour se donner du courage, on ramasserait une gang de hispters avec nous, puis on braverait la montagne à la pénombre, comme dans le temps.

Mais après avoir vu deux douzaines de filles se rentrer dedans en patin à roulettes et avoir tenté d’ériger une pyramide en canettes de Pabst, tout le monde semblait un peu trop fonfon pour tâter de l’escalade.

Plan B

– J’ai toujours voulu essayer de regarder les feux du toit, chez moi.

- Ça monte, sur ton toit?

- Ben oui, checke ben ça.


Armés de notre pensée magique, on a donc ramassé quelques cobayes et on s’est rendus au coin de Masson et de Lorimier, direction toit de l’appart.

Ça monte pas vraiment, sur le toit, finalement. Il y a bel et bien un trou pour le faire, mais ça prendrait une échelle, et le propriétaire n’est pas tellement chaud, et puis d’abord, ça coûte cher une échelle, et enfin, il était pas mal rendu 10 h 20.

Tout ce qu’on a pu faire, c’est de regarder la finale du balcon.

C’était une belle finale. Pour cette raison, on a accordé 9/10 au Portugal.




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Par Judith Lussier, 6 juillet 2010 à 9h46 | Dans Montréal

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À propos de l'auteur

Judith Lussier

Judith Lussier est une journaliste caméléon. Elle écrit des choses tantôt nostalgiques (comme son livre sur l’histoire des dépanneurs), tantôt obscènes (comme la fois où elle s’est trouvé un sugar daddy pour Urbania), tantôt futiles (comme les potins sur vos vedettes préférées dans Canoë), tantôt lucratives (comme le dossier qu’elle prépare en ce moment pour Reader’s Digest), tantôt sérieuses (comme un texte sur la péréquation pour Le Devoir), tantôt niaiseuses (comme la critique des feux d’artifice de La Ronde). L’important, c’est qu’elle s’exprime.

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