On le savait, CHOI FM fabrique une opinion. C’est son principal mandat, au fond, ceci en renforçant surtout les liens d’appartenance du public, de sa clientèle, envers la station radio, de nature à ce que celle-ci devienne le moteur culturel d’une large part de la population de la ville de Québec, dont le ressentiment général est d’être victime d’abandon. Victime de l’État? des médias? des politiciens? Tout est bon pour la station de radio adepte de démagogie, de contestation tout azimut et de populisme crasse.
Le Devoir du 26 janvier présente un compte-rendu d’une enquête réalisée au département de sociologie de l’Université Laval. Cette lettre propose des éléments intéressants du phénomène, dont la dénomination “néopopulisme” : un populisme relayé par un média de masse, dans un contexte démocratique et où s’insèrent des idéologies liées au mode de vie (“Moi, je suis un “X”). plutôt que franchement ou raisonnablement politiques.
C’est un peu le ras-le-bol des banlieues françaises, version chez-nous, avec son lot de dogmes :
“(…) il a été frappant de voir comment les personnes interrogées ont exprimé leurs opinions de manière prompte, rapide et catégorique, sans pour autant être en mesure de les argumenter ou de les justifier.”
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