2 documentaires que vous ne verrez pas au RIDM

Numéro 92

9 au 15 novembre 2007

Un texte de
Julien Cayer

Publié le 9 novembre 2007 dans
Cinéma, Culture

2 documentaires que vous ne verrez pas au RIDM

Bien sûr, la sélection des Rencontres internationales du documentaire de Montréal, qui se déroulent du 7 au 18 novembre, est impeccable…

L’environnement, la résistance, les Chronique de la vie quotidienne de Jacques Leduc et des récits bouleversants de toute la planète sont au programme.

Toutefois, une enveloppe brune qui a judicieusement abouti aux bureaux de P45 (judicieusement situés à proximité des locaux de l’émission Enquête – dans ta face Alain Gravel!), a permis à la rédaction de mettre la main sur une liste comprenant les synopsis de deux documentaires qui, pour une raison ou une autre, n’ont pas été retenus par les organisateurs des RIDM.

1. Profession: butineur

Synopsis: Un rappeur d’abord mal compris du public (il porte le turban, est-il violent?) s’affranchit au fil des albums de sa dégaine de fond de ruelles et gagne la confiance de sa communauté. Grâce à sa verve et à des propos éclairés, quoiqu’un brin démagogues, Biz devient porte-parole de sa génération et peut en toute légitimité se prononcer sur tous les sujets possibles et inimaginables: le rap, la musique émergente, les jeunes, l’indépendance, les livres, le français, la paternité, la convergence médiatique, la guerre en Irak et la politique étrangère des États-Unis en général, la poésie, la langue seconde du capitaine du Canadien, les quotas francophones du CRTC, les incendies d’écoles juives, Mike Harris, la musique classique, l’éducation et l’hiver, pour ne nommer que ceux-là.

En 2007, Biz est porte-parole des RIDM et travaille sur deux essais: L’art de l’éditorial et La vérité derrière le complot de la droite contre l’UQAM.

Raison du refus: Pu capabe!

2. Une réputation, ça n’a pas de prix

Synopsis: Un ancien premier ministre conservateur reçoit 300 000 $ d’un marchand d’armes germano-canadien dans des chambres d’hôtel de Montréal et de New York. En raison d’une enquête de la Gendarmerie royale du Canada, qui soupçonne les deux lurons en question d’avoir reçu près de 2 milliards de dollars en commission pour la vente d’avions Airbus, il oublie momentanément de verser au fisc canadien sa part des 300 000 $ (une valise parmi 6 666 semblables, ça s’oublie vite).

En raison d’un manque de preuve de la gendarmerie évoquée ci-haut, la poursuite tombe, l’ancien Premier ministre est lavé de tout soupçon et son ancien employeur, soit le peuple canadien, est condamné à lui verser près de deux millions de dollars en compensation. En 2007, il lance ses mémoires et met à jour son blogue Par la bouche de mes canons, en exclusivité sur Canoe.ca.

Raison du refus: Vous vous êtes trompé. Ce n’est pas les Rencontres internationales de la fiction de Montréal, mais bien du documentaire. Désolé. (Pfff, une histoire pareille, ce réalisateur nous prend pour des cons ou quoi?)


Collaborez, vous aussi, au magazine P45, ou envoyez-nous vos idées pour les chroniques Approuvé-réprouvé ou encore P45 hebdo: courrier [à] p45.ca.

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2 commentaires
  1. Marie-Claude says:

    Ha, ha! Comique.

  2. Ce matin j’écoutais la radio et l’animatrice a cité Biz, un peu hors contexte, comme si elle voulait te donner raison. Comme s’il fallait plus de démonstrations.

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