Dear Wendy
Réalisateur: Thomas Vinterberg
Scénario: Lars Von Trier
Danemark / France/ Allemagne/ Grande-Bretagne
août 2005
Je tombe toujours sur ce genre de film quand je suis seule. Rien à faire, c’est un vendredi pluvieux alors je me traîne au centre vidéo. La couverture bleue ciel d’été capte mon attention, ensuite le titre. Dear Wendy, jamais entendu parler. Je ne prends pas la peine de regarder le résumé ni le réalisateur. Non, rien de tout ça, je veux juste regarder un film évachée sur mon divan avant d’aller dormir. Bang! Méchant coup de poing sur la gueule.
Avoir prit le temps de regarder la pochette comme il faut, j’aurais vu qu’il s’agissait d’un film de Thomas Vinterberg et que le scénario a été écrit par Lars Von Trier. Rien à voir avec un ciel bleu d’été. C’est étampé Von Trier partout alors que l’on regarde les images défiler, mais Vinterberg a réussi à s’approprier les idées et les a tournées à sa manière, un très beau mélange. La direction photo est excellente, l’histoire profonde et troublante, le montage sharp. Tout est libre d’interprétation. Et ce, sans compter la bande sonore incroyable qui complète à merveille les images.
Dear Wendy est un film lourd, lent, délicat et aussi très cru. Il rentre sous la peau, donne des frissons et aussi de la peine. Contrairement à un film comme Dogville où les personnages de Von Trier essaient de rentrer dans un moule très strict, ceux de Dear Wendy acceptent leur différence et s’en servent pour tenter de grandir.
Être pacifiste et aimer un fusil. Se lier d’amitié à une arme, refuser de «faire l’amour» (lire tuer), comprendre l’homme avec des balles. Être Dandy. On veut y croire, pour être heureux. Mais la vie n’est pas comme ça, on meurt à la fin. Pacifiste ou pas.
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