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Station Montmorency

septembre07 > Métrocritique > Chroniques > Magazine

Station Montmorency

Situation géographique
C’est la dernière station de la ligne orange, à Laval, dans un lieu que l’on peut qualifier de «en devenir». Un champ de garnotte, des bâtiments commerciaux en construction à l’horizon, un terminus d’autobus vide. Bref c’est un trou dans un trou plus grand avec un cégep à côté. Des affiches disent que le Centre Laval est à deux pas, mais c’est même pas très vrai.

Ambiance générale
Tranquille. C’est pas là qu’il va arriver des affaires pas d’allure comme des meurtres pis des suicides pis du monde qui payent pas leur passage, tsé c’est plate de faire quelque chose de fou-fou quand il y a presque personne pour s’en rendre compte. Même le coin musicien n’a pas de musicien. Personne veut être ça, tsé, «le pauvre musicien de la station la plus trou du monde». Aussi bien jouer avec un sac sur la tête. C’est juste moins pénible de jouer avec dignité dans n’importe quelle autre station du réseau, même si elle est 30 fois plus crasseuse et avec en plus une odeur pas bonne.

D’ailleurs, ici personne n’urine jamais nulle part où c’est pas supposé, ça ferait plein d’échos, la police serait trop contente d’arrêter enfin quelqu’un… dire qu’à Montréal, on peut juste compter sur les grand-mères pour oser chicaner les caves qui pissent dans le métro, non mais c’est triste quand même quand on y pense. Entk. Vive les grand-mères.

Architecture/Décoration
Encore les tuiles minces-longues mais dans un motif encore inédit (genre chandail de monsieur en polyester) et dans une palette de coloris exotique: noir, rouge, bleu et crème, beaucoup de jaune crème.

Le plafond est haut, l’espace ouvert, les ascenseurs en verre, ça respire bien. Le mobilier en stainless est bien aussi. En gros c’est pas laid. MAIS, évidemment, il y a l’oeuvre d’art, sculpture suspendue en plusieurs morceaux, décrite comme étant «des formes circulant sans contraintes dans les volumes aériens de la station, LES FLUIDES tracent les courbes et contre-courbes des mouvements de leur passage transitoire, bla-BLA!» Difficile d’avoir plus l’air d’un concept volé dans un agenda d’étudiant du secondaire dans les années 1990. Honnêtement, c’est, comme on dirait, K-10 à fond, Léon, man.

L’aspect extérieur du bâtiment lui-même est malheureusement très banal.

Clientèle
Rare en ce samedi. La caissière du dépanneur a le temps de lire des livres, pas juste des magazines, non, des vrais livres. Sinon, quelques personnes avec leur sac à dos attendant un autobus ou un lift.

Constat final
C’est propre, ça brille et c’est de bon goût, excepté pour la sculpture.

Note: 8,2/10

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À propos de l'auteur

Gabrielle Lecomte

Gabrielle est venue au monde avec tout ce qu’il fallait pour devenir un être de qualité supérieure, une vraie créature de rêve. Mais ayant une sœur jumelle dite «miroir» plutôt proactive, elle a dû partager des choses, et la «dominante» s’en est tirée avec certains atouts importants comme la sociabilité, le pouce vert, le don d’élaborer un budget réaliste et celui de faire un découpe droite sans masking tape. Ce qui est resté à Gabrielle comme personnalité est quand même pas si pire, et en gros, on peut dire que c’est une fille bien correcte.

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