5 leçons de double riding

Numéro 40

6 mai au 2 juin 2006

Un texte de
Corinne Fréchette-Lessard

Publié le 7 mai 2006 dans
Chroniques, La liste

5 leçons de double riding

En sportive assidue – bon, d’accord, en pigiste cassée –, d’avril à octobre, le vélo constitue mon principal moyen de transport. Perchée sur mes deux roues, je n’envie rien aux automobilistes qui doivent se préoccuper du trafic, des parcomètres et de leur taux d’alcoolémie. Rien, sauf la possibilité d’embarquer des passagers.

Parce que j’ai beau maîtriser l’évitement des portières de taxi et le grillage des stops d’Outremont depuis belle lurette, l’art de double rider à été plus dur à apprivoiser. Ma première tentative il y a quelques étés s’est d’ailleurs plutôt mal terminée : un face à face avec une rutilante van blanche stationnée.

Mais comme mon meilleur ami – malgré le fait qu’il soit tout aussi pigiste et tout aussi cassé que moi – refuse catégoriquement de se mettre au cyclisme, j’ai fini par apprendre quelques trucs.

Voici donc sans plus tarder une petite leçon de double riding :


1. Commencez par boire un verre ou deux. Ça donne du courage et ça amortit la douleur au moment de la chute (car chute il y aura). P45 recommande le Jameson sur glace, mais, ultimement, le choix vous revient.

2a. Placez toujours le passager derrière. Dévaler Saint-Urbain avec quelqu’un posé sur votre guidon s’apparente plus au sport extrême qu’au transport.

2b. Vous avez une date? Faites comme les néerlandais : messieurs, pédalez, et mesdemoiselles, assoyez-vous à la manière des cavalières d’autrefois, les deux jambes du même côté. Les rues d’Amsterdam regorgent de ces romantiques tandems les samedis soirs.

3. Tout est dans la vitesse. Une fois lancés, filez à vive allure. Plus vous ralentissez, plus vous risquez de perdre l’équilibre.

4. Arrivés à destination, passez les 15 minutes que vous avez sauvé à raconter en détail le trajet que vous venez de parcourir (insistez sur les côtes gravies). Si on doute de votre exploit, exhibez vos cuisses ramollies ou votre postérieur endolori en guise de preuve.

5. À la fin de la soirée, rentrez en taxi. Vous êtes trop fatigués.

Bonne route!


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