Cinq raisons d’aimer Dans une galaxie près de chez vous

Numéro 18

7 mai au 3 juin 2004

Un texte de
Julie Parent

Publié le 7 mai 2004 dans
Chroniques, La liste

p_LaListe_0504.gifQui aurait cru que le film québécois le moins politically correct à sortir depuis longtemps en serait un qui s’adresse officiellement aux jeunes? Bon, Dans une galaxie près de chez vous n’est peut-être pas aussi nasty que South Park: Bigger Longer & Uncut. Mais c’est quand même un maudit bon début (faut pas oublier que nous sommes au Québec, quand même). Voici pourquoi.

1. Le Capitaine Patenaude a un je-ne-sais-quoi
Le « beau gars » officiel de DUGPDCV est sans conteste Flavien, le demi-extraterrestre (Claude Legault). Ce qui ne nous empêche pas de trouver que le Capitaine Charles Patenaude (Guy Jodoin) a un petit quelque chose de tout à fait irrésistible. Serait-ce dû à son courage et son intégrité, qui résistent à toute épreuve? Naaan! C’est plutôt à cause de son torse velu et de son petit côté porn star (voir 2.II). On prendrait bien un bain en sa compagnie, vêtue seulement d’une perruque à la Cléopâtre.

2. Pas d’agent aseptisant
Dans quel film s’adressant officiellement à un public jeune va-t-on retrouver :
I) un personnage de Noir idiot, gros et gourmand?
II) des répliques comme: «Viens-t’en ma cochonne que j’te…»?
III) un plan aussi obscène qu’un g-string orné d’une feuille d’érable rouge?

3. Spin médiatique décent
DUGPDCV doit beaucoup son succès à la notoriété de la série, qui, elle, a gagné ses fans grâce à ses qualités intrinsèques. Après une année 2003 marquée par… beaucoup trop de cochonnerie surmédiatisée, il est encourageant de constater qu’une idée, quand elle est vraiment bonne et bien développée, n’a pas besoin de s’autopromouvoir ad nauseam pour plaire au grand public.

4. Terrien = Vomi
Pas mal, le running gag des habitants de la planète Esthetika qui dégueulent chaque fois qu’ils entendent le mot terrien. Un réflexe qui est peut-être en voie d’être intégré dans la vraie vie. Commandites? Beuh… Réingénierie: Beueuh! Fausse ambulance en direction de Valleyfield? Beuheu… sploutch!!

5. Publicité gratos pour le Canada
Interrogé sur la présence du g-string canadien et de tous les autres petits drapeaux rouges qui apparaissent dans le film, Paul Martin a juré qu’il ne le savait pas, qu’il n’en avait jamais entendu parler, qu’il allait faire la lumière là-dessus.


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