Cinq raisons d’aller au Circus

Numéro 14

4 au 12 mars 2004

Un texte de
Mali Ilse Paquin

Publié le 5 mars 2004 dans
Chroniques, La liste

p_LaListe_0304.gifVoilà quelques années que certains d’entre-nous fulminent contre les afterhours de Montréal. Chaque fois qu’on y met les pieds, on se dit que la scène n’a jamais été aussi commerciale, drabe, non inspirée, poche. Qu’on se fera plus prendre.

Mais évidemment, suffit que Green Velvet ou Laurent Garnier fassent leur petit tour pour qu’on se dise: «Ouais, peut-être une dernière fois.» Et puis ça y est, après s’être bien éclatés, juste quand on voulait se tirer du club, un policier nous barre la route parce qu’un gars s’est fait poignarder…

Heureusement, il semble y avoir de l’espoir. Un nouveau joueur, le Circus (915, rue Ste-Catherine est, entrée rue St-Timothée), a ouvert ses portes en janvier dernier. Sans grandes attentes, on s’est pointés un soir et on est tombés sous le charme. Si c’est ça le futur des afterhours, ce n’est pas la trentaine qui va nous calmer.

Voici donc cinq raisons pour lesquelles vous feriez bien d’y faire un tour, vous aussi.

1.
Le personnel (y compris la sécurité, discrète) est souriant. Ou peut-être que la E était particulièrement bon, ce soir-là.

2.
On peut y entendre Philgood, un des DJs les plus sous-estimés et sympas de Montréal, en résidence un vendredi sur deux. Vous verrez, il fait honneur à son pseudonyme.

3.
La clientèle, hétéroclite, compte autant de quatre-cinq-zéros armés de glowsticks que des fashion victims de la Main et de petites reines de l’asymétrie et de l’électroclash. Disons que la marque Diesel est très bien représentée.

4.
Les détails qui font la différence. Les plateaux de fruits frais offerts gratuitement aux bars en sont un bon exemple. Et, qu’on aime ou pas, des danseuses professionnelles qui crachent du feu ou qui émoustillent sur des échasses, ça fait changement.

5.
C’est fou comment un beau décor apporte de la personnalité à un club. On est loin des afterhours sombres et (trop) dépouillés. Les nombreux divans sont tellement élégants et confortables qu’on n’ose pas y mettre nos pieds; les colonnes style art déco ajoutent du caractère à l’endroit; les toilettes glamour des filles, avec leur plancher de marbre et leurs hublots de lumière, donnent envie d’y faire une séance de necking (enfin, presque); la cerise, on danse sur des planchers de bois franc. Et c’est quand la dernière fois où vous avez vu des plantes dans un club?


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