5 raisons de ne pas traiter William Shatner de «vieux croûton»

Numéro 23

5 novembre au 2 décembre 2004

Un texte de
Stéphane Martel

Publié le 5 novembre 2004 dans
Chroniques, La liste

p_LaListe_1104.gifÀ 73 ans, le Montréalais d’origine William Shatner (alias Capitaine Kirk) est une véritable légende vivante. Celui qui a donné son nom à un édifice de l’Université McGill (le William Shatner Building) vieillit, mais ne semble pas vouloir ralentir et demeure plus actif que jamais.

Voici cinq bonnes raisons de ne pas le traiter de «vieux croûton» lors de votre prochaine réunion de famille.

1.
L’homme vient de faire paraître son premier album en 35 ans, Has been. Mélange aussi bizarre que percutant de spoken word morbide et de compositions rock aux arrangements sonores particulièrement modernistes signés Ben Folds. Il faut l’entendre entonner le Common people de Pulp. Apparemment, il foulera les planches de quelques salles américaines pour accompagner la sortie de ce disque. Non mais ça prend des couilles d’acier tout de même…

2.
Dans le sympathique film sans budget Free Entreprise, paru en 1998, Shatner rit de lui-même en interprétant son propre rôle: un comédien déchu et amateur de Playboy, caressant le rêve de monter Jules César de Shakespeare et d’interpréter tous les rôles (!) De plus, il joue à la star hip hop, se couvre de ridicule et rappe à la toute fin. C’est qu’il possède une fibre humoristique développée, ce monsieur.

3.
Inutile de le rappeler, le Capitaine Kirk, héros de combien de jeunes Américains, a toujours connu énormément de succès auprès de la gent féminine. Shatner dans la vraie vie? Disons qu’à son âge, il semble se débrouiller pas mal du tout.

4.
La technologie actuelle n’est peut-être pas encore comparable à celle de Star Trek avec ses transporteurs et ses phaseurs mais Shatner s’est tout de même mis à la mode de l’ère cybernétique! Il est le «Capitaine» de son propre site web (williamshatner.com), ma foi, joliment construit et agréable pour l’œil… mais ô combien nombriliste et de nature mercantile. On y vend photos autographiées de l’acteur, poupées de collection, adhésions à son fan club, vidéos exclusifs de Leonard «Spock» Nimoy et Môssieur Shatner discutant autour d’un feu de camp et relatant des histoires du «bon vieux temps.» Ah! Comme la nostalgie est payante.

5.
On a appris récemment que Shatner figure sur la liste des 7000 premiers candidats au vol spatial du groupe britannique Virgin qui s’élèvera à plus de 110 kilomètres de la Terre. En souhaitant que sa célèbre moumoute tienne le coup.


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