Cinq raisons pour lesquelles on ne s’ennuie pas des cassettes VHS

Numéro 55

1er au 7 décembre 2006

Un texte de
Nicola Morel

Publié le 1 décembre 2006 dans
Idées, Société

Cinq raisons pour lesquelles on ne s’ennuie pas des cassettes VHS

Pour bon nombre d’entre nous, la cassette VHS représente un objet spécial, voire mythique. Un objet que l’on a aimé, lancé sur les murs et laissé fondre au soleil.

Par contre, l’avènement du DVD a dévoilé au grand jour les grandes faiblesses de ce support rudimentaire. Voici donc les raisons qui nous poussent aujourd’hui à ne pas trop s’en faire avec ça…

1. Le ruban

Comme son homologue sonore, la cassette VHS est un support qui conserve l’information de manière physique (ruban magnétique et bla bla bla…). Cette caractéristique la rend donc très vulnérable aux intempéries, aux aimants de frigidaire ainsi qu’aux tableaux de bord cuisants par un bel après-midi de juillet.

2. Le fait que ce qu’il y a d’écrit sur l’étiquette n’est jamais ce qu’on retrouve sur la cassette

Un grand avantage offert par la VHS était la possibilité d’enregistrer encore et encore, à qui mieux mieux sur le même ruban. Cela est vite devenu une tare quand l’utilisateur moyen s’est rendu compte que le nombre d’étiquettes inclus avec la cassette était largement inférieur au nombre de programmes, vidéoclips et films de fesses qu’on peut stocker sur une même cassette.

3. Le syndrome de la cassette jammée dans le magnétoscope

Pathologie assez répandue dans la magnétoscopie. Les experts ne s’entendent toutefois pas sur la question fondamentale à savoir: est-ce le magnétoscope qui emprisonne la cassette ou est-ce la VHS elle-même qui refuse tout simplement, un beau jour, de sortir?

4. Le «tracking»

Pour les fabricants de magnétoscope, choisir de confier cet ajustement qui demande précision et doigts de fée à l’utilisateur moyen était, disons-le, un peu nono. Après tout, nos mères n’ont-elles pas toutes écouté au moins un épisode des Dames de cœur enregistré la veille en faisant complètement fi du tracking?

5. Les longs films en cassette double

Il y a des films longs, parfois trop longs, mais bon. La cassette VHS, elle, n’a jamais bien servi l’industrie du film long, car elle a toujours forcé le cinéphile à délaisser son coussin et son Cristal Coke en plein milieu de Titanic, Meet Joe Black ou Legends of the Fall.


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