Le livre est au menu cette semaine, alors que le Salon du livre de Québec fait les choux gras des médias, qui triment les communiqués, tripotent les angles journalistiques, touillent les infos… Une existence qui impressionne les visiteurs, qui eux hésitent sur le seuil de la porte d’entrée, vierges.
Car, à l’abri sous la couverture, le livre est objet de fantasme. Les auteurs sont objets de fantasme. Mais les salons du livre le sont… un peu moins.

10 fantasmes de salon du livre:
1. Tomber amoureux, of course.
2. Tomber amoureux d’une écrivaine, avec qui vous auriez des ébats intellectuels puis sexuels, écrivaine qui ferait des cinq années à venir une période floue, semblable à un exil marin prolongé sur les côtes de la Tanzanie orientale.
3. Se baigner dans la fontaine avec Hubert Reeves, pendant qu’Alain Stanké tient les serviettes; en profiter dans les urinoirs pour poser à l’astrophysicien cette question: «M. Reeves, mais qu’est-ce que l’intelligence?»
4. Plonger dans les boules de couleurs avec la mascotte Caillou.
5. Croiser Charles Bolduc, à son bras, Isabelle Blais.
6. Entendre la voix d’un anglophone.
7. Découvrir un truc pour s’abonner à toutes les revues du monde en même temps, puis faire un paquet d’argent grâce audit truc.
8. Sentir la bonne vibe de Marie Laberge cette année, qui a troqué sa mèche blanche pour une mèche rose.
9. Boire un café filtre avec Cioran.
10. Croiser Albert Camus, jovial: «I believe I can fly, I believe I can touch the sky», puis lui taper dans la mite.
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