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Exercice de style: Loft Story
Un texte de Audrey PM
Je ne regarde pas le Loft. Pas besoin. Dans le cadre de mon travail, j’en vois tout plein, des lofteurs potentiels qui se font photographier dans les bars de la Rive-Sud/Rive-Nord.
Je regarde ces gens avec un mélange de peur et de curiosité. Combien d’applications d’autobronzant ça prend pour être aussi orange?
Est-ce qu’ils en mettent PARTOUT? Est-ce qu’ils sont à l’aise dans autant de lurex? Leurs t-shirts serrés ne les gossent pas sous les aisselles? Est-ce que leurs ongles acryliques sont cancérigènes, comme les bouteilles d’eau?
Quoique je ne sois pas, moi-même, à l’abri de critiques en matière de style (je possède une paire de fausses Uggs), l’esthétique et surtout la médiocrité intellectuelle que valorise Loft Story m’insultent tellement que ma réaction instinctive est d’être bitch et condescendante.
Voici donc cette semaine un exercice moqueur (et presque hargneux) consistant à sizer et juger 16 personnes que je ne connais pas et dont le style vestimentaire m’horripile.
Pour les lofteuses:
Peu importe l’adage, les chaussures ne font pas la tenue.
Il ne faut jamais croire que personne ne remarquera notre robe inflammable en fibre synthétique si on porte des escarpins «audacieux». (Selon Corinne, amie de P45, c’est peut-être l’aspect le plus caractéristique des lofteuses: elles ont toutes l’air inflammable, escarpins compris.)
Et quoi de mieux que l’imprimé léopard pour paraître avoir 48 ans quand on en a 23. Autobronzant et extensions capillaires sont obligatoires pour compléter le look. Oh, et ne pas oublier de dire «si j’arais» au lieu de «si j’avais».

Pour les lofteurs:
Ed Hardy, Dom Rebel, ce sont des gars «kerrect».
Choisissez les chaussures les plus pointues, au matériel le plus douteux. À mon grand malheur, Nair et Veet ont détruit chez ces gens la si sexy «treasure trail» (cette fine ligne de poils qui part du nombril et qui se dirige vers…).
S’il vous reste assez de jugement pour NE PAS vous faire tatouer votre mère qui vomit, optez pour le classique tatouage tribal sur un biceps. Finalement, ne pas oublier de dire «Subway» quand on vous demande votre restaurant préféré.
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J’aimerais préciser que dans les bars de Montréal aussi, on peut retrouver ce genre de spécimens lofteurs se faire photographier….
Que voulez vous, il fallait bien qu’un jour ils nous envahissent!
S.
Rédigé par stef, le 17 avril 2009 à 13:09
Vous envahire, coudonc, les petit 514 ont peur de se faire voler leurs filles ??? toujours la meme histoire avec les 514. ciao ducon !!!
Rédigé par claudio, le 30 mai 2009 à 16:57