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Cruising pigeon, première partie

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Cruising pigeon, première partie

Ah! Le mois d’avril est si joli, si resplendissant de soleil! Les filles se dévêtent, les pigeons cruisent… Heureux de la vie comme c’est pas possible, Tom entre en sifflotant au Popséqueule, le petit café branché du quartier. Alice est assise sur une banquette et sirote un allongé.

TOM: Alice très chère! Comment vas-tu en cette magnifique journée?

ALICE: Correct…

TOM: Pas plus que ça? Mais ne te réjouis-tu pas de cette température qui réchauffe le sang et fait danser les phéromones?

ALICE: Ne me parle surtout pas d’hormones! Je connais quelqu’un qui ne tardera pas à me déverser sa testostérone au visage et ça ne me tente vraiment pas!

C’est évidemment à ce moment que le beau Georgito – façon de parler – entre en scène. Il aperçoit Tom et Alice et se précipite vers eux.

GEORGITO: Hey Tom! Allôôô Aliiice! Comment va ma petite coquette?

ALICE: Mggn…

GEORGITO: Ah, comme je suis content d’entendre ça. Non mais, il fait vraiment beau, hein? As-tu des plans pour cette belle soirée tiède et humide, jolie Alice?

ALICE: Oui, je vais faire du mush au Jardin botanique avec Tom.

GEORGITO: Une soirée de jardinage? C’est ben cool! En tous cas, si jamais vous cherchez un partner, you know my number! Comme on dit par chez nous, c’est le printemps, il faut que la sève coule… hein Alice?

Il lui fait un clin d’œil.

ALICE: Oui, euh… et parlant de coulage, ça me fait justement penser que j’ai envie de euh… pisser, oui c’est ça. Et ma vessie est tellement pleine que quand j’aurai fini, tu seras probablement parti Georgito, alors… adieu!

Alice s’éclipse.

GEORGITO: Maudine qu’elle a le tour de parler aux gars cette fille-là, hein Tom?

TOM: Tout à fait. C’est juste un peu plate que les gars n’aient pas autant le tour de l’écouter.

GEORGITO : Tu as bien raison. Une chance que je suis là pour compenser! Bon je dois me sauver. À ce soir peut-être?

TOM: Oui, peut-être.

Alice revient.

ALICE: Bon, il est parti. Tu comprends maintenant pourquoi je ne veux pas entendre parler d’hormones?

TOM: Oh que oui. Mais veux-tu bien me dire pourquoi il en a tant que ça après toi?

ALICE: Ah, c’est un peu de ma faute. Un soir de brosse, j’ai couché avec lui – pas-de-commentaire-s’il-te-plaît… Il n’a malheureusement pas encore décroché.

TOM: Il a peut-être besoin de temps pour s’en remettre…

ALICE: Tom, c’est arrivé il y a deux ans.

TOM: Ouch! Eh bien Alice, il faut faire quelque chose!

ALICE: J’ai tout essayé: refuser ses invitations, être bête comme mes pieds, feindre l’extinction de voix, le bitcher, lui dire au moins 479 fois que je suis pas intéressée, mais il ne catche pas! Maintenant je prends ça avec philosophie: j’ai couché avec lui, à moi de l’assumer. Mais crisse que j’ai hâte qu’il me foute la paix!

TOM: Hmmm, c’est vraiment un cas désespéré… j’aime ça! Laisse-moi réfléchir un peu. Je te garantis que d’ici ce soir, j’aurai trouvé une solution à ton problème.

ALICE: Tom, tu sais que je ne doute pas de ta grande, euh, intelligence, mais là, c’est vraiment une mission impossible.

TOM: Alice, fais confiance à mononcle Tom…

Tom réussira-t-il à délivrer Alice de ce pigeon crinqué? Et si oui, COMMENT? C’est ce que nous saurons la semaine prochaine!

À propos de l'auteur

Julie Parent

Julie est une fille qui ne sait pas trop comment se décrire et qui au fond n’a pas vraiment envie de le faire. Elle écrit pour P45 parce que ça l’amuse. Et qu’elle aime travailler la langue. Mais pas trop. Car s’il y a une chose qu’elle ne veut pas, c’est que « cela sente l’huile », comme disaient les Romains… Romains qu’elle aime beaucoup d’ailleurs, surtout lorsqu’ils sont légionnaires ou gladiateurs…

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