Le mouvement hipster: en vogue plus que jamais

Numéro 203

18 février au 3 mars 2011

Un texte de
Agence PMI

Publié le 18 février 2011 dans
Idées, Société

Ils écoutent de la musique hindi rock. Ils portent des vêtements de marque vintage. Ils boivent des bières de travailleurs. Qui sont-ils? Les hipsters.

[Agence PMI] Les hipsters, ces jeunes citadins qui fréquentent les mêmes restaurants que Marie-Claude Lortie et écoutent la même musique que Catherine Pogonat: pas une semaine ne passe sans qu’ils ne fassent parler d’eux dans les blogues ou aux Grammys.

Rappelons que c’est P45 qui a importé ce concept américain à Montréal, en 2004. Nicolas Langelier présentait déjà le hipster comme «un 18-30 ans aux cheveux un peu bizarres».

En 2011, le mouvement hipster est plus en vogue que jamais. Bianca Gervais va bientôt en marier un, Laval organise des spectacles pour eux et La Presse en parle chaque semaine.

Quoi que P45 fasse, il est désormais exclu que le magazine ne revendique pas systématiquement la paternité de cette tendance. Des recours légaux sont même en cours, le tout pour amicalement rappeler que n’est pas sociologue qui veut et qu’il faut rendre à P45 ce qui revient à P45.

Quand même. Avant tout autre observateur de la faune urbaine, les artisans de la baladodiffusion 45 tours ont fait les premiers la découverte de hipsters dans leur milieu naturel au festival Osheaga, en 2007.

À peu près à la même époque, P45 s’est positionné à l’avant-garde du journalisme musical international en présentant une entrevue avec un architecte de la musique hindi, le fondateur de l’agrégateur de MP3 hipsters Hype Machine. L’équipe s’était déplacée à l’époque à Brooklyn.

Mais il paraît que les hipsters d’aujourd’hui sont marginalisés, montrés du doigt, ostracisés.

On leur lance des tomates, on les fait attendre en ligne pour le brunch et au moins un jeune professionnel a écrit un roman sur eux.

Pourquoi tant de haine?

C’est un peu la faute d’Omnikrom, des jeunes femmes modernes et des bingos de Pop Montréal.

Heureusement, les hipsters peuvent reprendre confiance en eux. P45 réitère que le mouvement est toujours en vogue, comme en témoignent les mentions répétées dans nos rubriques P45 hebdo et Approuvé-réprouvé, ainsi que dans les chroniques de Marie-Claude Lortie, qui est la digne héritière d’une sociologie de l’avant-garde fine pointe de l’underground mondial tendance des jeunes.

Avec elle, les hipsters n’ont plus à craindre les vilains reportages qui prédisent la mort du mouvement. Avec elle, la jeunesse, on en croque.

  • Note: cet article fait partie d’un numéro conceptuel de P45 qui a obligé la rédaction à la fois à réduire la qualité de ses écrits et à se prendre pour un empire médiatique. Soyez rassurés, c’est une initiative volontaire et unique. C’est pour l’art, comme on dit.


Collaborez, vous aussi, au magazine P45, ou envoyez-nous vos idées pour les chroniques Approuvé-réprouvé ou encore P45 hebdo: courrier [à] p45.ca.

Discussion

Appréciations
Tweets
4 commentaires
  1. Être hipster ou l’ironie d’être ironique alors que tout le monde est ironique.

  2. Karl Marx-Péladeau says:

    wat

  3. marquis says:

    Contenu :

    Hipster: The Dead End of Western Civilization
    http://www.adbusters.org/magazine/79/hipster.html

    The Sociology of the Hipster – Essay
    http://www.nytimes.com/2010/11/14/books/review/Greif-t.html

    et je pense qu’on écrit Indie Music, pour ”independant”.

    Best. (What the fuck happened to you guys ?) :- /

  4. Laurence Loump says:

    Dans l’article de l’Actualité, on peut lire «Les foufounes électriques, ce temple de l’underground». Perplexité bonjour.

Commenter