Louise Lecavalier: une danseuse assagie

Numéro 62

2 au 8 février 2007

Un texte de
Marie-Ève Corbeil

Publié le 2 février 2007 dans
Culture, Danse

Louise Lecavalier: une danseuse assagie

Ayant quitté La La La Human Steps en 1999, la célèbre danseuse s’était depuis montrée discrète. Sans la gestuelle d’Édouard Lock pour la faire briller, Louise Lecavalier avait éprouvé de la difficulté à poursuivre une carrière de soliste.

Après avoir donné naissance à des jumelles, celle-ci a effectué son retour sur scène dans Cobalt Rouge, pièce concoctée par Tedd Robinson. Le résultat était décevant. La fougueuse interprète à la blonde tignasse avait l’air mal à l’aise dans cette œuvre méditative, composée de mouvements minimalistes.

Pendant près de 20 ans, faut dire que Louise Lecavalier a été la muse d’Édouard Lock, reconnu pendant longtemps pour ses chorégraphies provocantes, où ses interprètes s’exécutaient à une vitesse phénoménale. Durant cette période, l’étoile de la troupe a séduit les spectateurs du monde entier en s’investissant totalement dans la danse acrobatique du créateur.

D’ici quelques jours, l’artiste, âgée de 48 ans, offrira un triple programme Lone Epic, Lula and the Sailor, «I» Is Memory, présenté pour trois soirs seulement à Montréal. Un grand coup de fougue.

Trois nouvelles œuvres: trois secondes chances pour Lecavalier?

Cette fois-ci, on espère que cette athlète du mouvement réussira à reconquérir son public. Outre une deuxième collaboration avec Robinson, la danseuse a aussi travaillé avec les créateurs Crystale Pite et Benoît Lachambre, réputés pour leurs audaces chorégraphiques.

Grand moment de ce tryptique peut-être, «I» Is Memory, l’opus de Lachambre. Vêtue d’un ensemble de jogging trop grand, la danseuse y incarnera un personnage troublant, spasmodique, émouvant.

Louise Lecavalier présentera son spectacle Lone Epic, Lula and the Sailor, «I» Is Memory du 8 au 10 février au Centre Pierre-Péladeau.


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