Métrocritique: station Joliette

Numéro 176

5 au 11 février 2010

Un texte de
Maxim David

Publié le 5 février 2010 dans
Chroniques, Métrocritique

Métrocritique: station Joliette

Comme son nom l’indique, la station Joliette est jolie, mais pas trop; le suffixe «ette» étant utilisé pour désigner un diminutif de quelque chose (Exemple: cigare et cigarette).

En fait, la station a été nommée ainsi en l’honneur de Barthélémy Joliette, un grand homme, notaire de profession, que l’on soupçonne être parent avec Fabbie Barthélémy, chroniqueuse à P45, en raison d’une ressemblance frappante. Constatez les faits par vous-mêmes (voir photo).

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Situation géographique

Située en plein coeur d’Hochelaga (peut-être que le pancréas serait un organe plus approprié), la station erre au coin des rues Hochelaga et Joliette. À proximité, on trouve de multiples dépanneurs (communément appelés épiceries), un Dunkin’ Donuts, un salon de bronzage (communément appelé voyage dans l’sud) et un club «vidio», pour ne nommer que les principaux attraits.

Clientèle

La clientèle se divise principalement en deux groupes, les passants et les résidents. La sortie nord et la sortie sud de la station encouragent d’ailleurs ce véritable clivage social, ce qui n’est pas sans rappeler l’histoire de la Corée du Nord et de la Corée du Sud, genre.

Les passants (les nordistes) marchent généralement d’un bon pas, motivés par le désir de fuir rapidement les lieux ou d’attraper l’autobus furtif et souvent bondé, la 67 Saint-Michel. Les résidents, quant à eux, se dirigent tranquillement vers la sortie sud et il n’est pas rare de les voir éteindre leur Walkman afin de profiter des envolées lyriques des divers musiciens itinérants qui, la plupart du temps, «jousent» devant et surtout pour l’escalier mécanique.

Architecture et décoration

La brique jaune et la céramique rouge évoquent la chaleur humaine inexistante de l’endroit. Et comme si ce n’était pas assez, une oeuvre rétro-éclairée intitulée Thème des mouvements du Soleil (voir photo en en-tête), véritable hommage à l’astrologie et aux années 70, embrase les curieux qui osent la regarder.

Que dire de plus sinon qu’elle est rétro et éclairée, conçue fièrement par l’architecte du lieu, Marcel Raby. On s’interroge sur la nature de la matière formant les bulles colorées qui ornent la murale. L’art est un authentique don de soi, dit-on. Marcel Raby a tout donné.

Constat final

À ne pas confondre avec la station Joliette du métro de Marseille.

Note finale

5/10


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2 commentaires
  1. Martin says:

    Bonjour à vous!

    Petite précision: Barthélémy Joliette est aussi et surtout le fondateur de la ville du même nom, situés dans Lanaudière.

    - Martin

  2. Vanessa says:

    Sans oublier tous ces gens qui descendent d’un pas de je-suis-en-retard-c’est-loin-se-rendre-dans-l’Ontario et qui travaillent dans ces lieux en vue des adeptes du nightlife magazine, à savoir des cafés et restaurents rehaussant le cachet de cet ancien village d’Hochelaguiens.

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