N° 10 000: Il y a des choses auxquelles on ne s’habitue pas

Numéro 12

7 au 12 February 2004

Un texte de
Nicolas Langelier

Publié le 7 février 2004 dans
Chroniques, Dix mille choses qui sont vraies

On s’habitue à tout, selon la sagesse populaire. Même au pire. Pourtant, tout le monde sait qu’il y a des choses auxquelles on n’arrive juste pas à s’habituer. Les condos cheaps, par exemple (à cause des fenêtres en PVC blanc, présumément). Voir quelqu’un mourir, même un animal, même à la télé. La supériorité arrogante de Jean Charest.

p_ChosesVraies_0204.gif«On s’habitue à tout», c’est une de ces phrases que l’homme a inventé pour être capable de supporter l’infinie quantité de cruauté, d’absurdité et de platitude que le destin est capable de mettre sur notre chemin, entre le secondaire III et notre mort. C’est un mantra qu’on répète pour se faire croire qu’on va être capable d’endurer notre job de nuit chez Bœuf Mérite, ou notre taudis de la Côte-des-Neiges.

Mais on ne s’habitue pas à tout: il y a des choses qui resteront toujours insupportables, parce qu’elles sont trop horribles, ou ennuyantes, ou qu’elles vont à l’encontre de nos valeurs les plus fondamentales. Quiconque a déjà essayé de lire régulièrement la chronique de Stéphane Laporte le sait très bien.


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