À écouter ce mois-ci: Geneviève Crépeau

Numéro 12

7 au 12 février 2004

Un texte de
Sarah Lévesque

Publié le 7 février 2004 dans
Culture, Musique

Un disque qui n’est pas un disque, qui est plus qu’un disque. Décrire Je vivrai, je m’appelle Michelle, signifierait vous raconter le sens de la vie, celle des oiseaux, des fleurs et du pollen…

Geneviève Crépeau
Je vivrai, je m’appelle Michelle
(Indépendant)

d_gcrepeau.jpgUn disque qui n’est pas un disque, qui est plus qu’un disque. Décrire Je vivrai, je m’appelle Michelle, signifierait vous raconter le sens de la vie, celle des oiseaux, des fleurs et du pollen. Geneviève Crépeau de Rouyn-Noranda entreprend un album qui se vit, qu’elle réalise en captant un an de performances, d’écriture, d’images autour d’un personnage, celui de Michelle.

Mais ça se complique encore plus car Michelle veut devenir une autre. Elle veut devenir Michèle. Michelle entreprend alors une transformation avec Marcel, Alida et Bernard de rhum. Le jeu de rôle réunit plusieurs formes d’art à travers ce livre-CD: la performance, le théâtre, la peinture, la chanson, la poésie. J’ai craqué pour ses mises en scène audio, quelque peu documentaire, où Michelle semble parler comme si elle était seule dans sa cuisine avec un accent croquant.

Ce disque didactique s’apprivoise, il jalouse même votre temps, nécessite une écoute totale, pour alors, peut-être, cerner Michelle qui joue la comédie. Une histoire pour adulte, pas facile à comprendre, un peu comme David Lynch qui flirterait avec l’absurde de Passe-Partout.

«Ma décision est prise. Je restai là. Dans le noir vagabond, dans le noir de la fiction, je ferai comme ci et comme ça. Les yeux fermés, je me diluerai comme une poche de thé dans une tasse de café filtre.»


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