Se masturber à l’aide de l’édition de novembre du Playboy français, celle avec Juliette Binoche en page couverture

Numéro 92

9 au 15 novembre 2007

Un texte de
Marie-Claire Fisher

Publié le 9 novembre 2007 dans
Chroniques, P45 a testé pour vous

Se masturber à l’aide de l’édition de novembre du Playboy français, celle avec Juliette Binoche en page couverture

On était tout émoustillé à l’idée de se toucher devant Juliette Binoche dansant nue pour l’objectif, même si, bon, ce n’est pas exactement une jeunesse…

Eh ben, la panne. Totale. D’abord, Binoche nue, c’est de la frime. L’équipe de Playboy a beau nous écrire en édito qu’elle est «[…] émue et fière d’accueillir dans ses pages l’une des actrices les plus talentueuses de l’époque», c’est de Playboy dont il s’agit et pas d’un film de Kieslowski.

Le flou artistique, qu’on se le dise, ce n’est pas efficace quand il est question de photo érotique. En fait, c’est plus qu’un flou artistique: on ne voit tellement rien que c’est à croire que le photographe, trop excité, est venu dans son objectif. Ah, c’est une femme qui a pris ces photos? Ça explique pourquoi on ne voit rien.

Pour le reste de l’édition, on compte seulement 20 paires de seins nus – si on exclut les photos manquées de Binoche et les pubs – sur les 136 pages du magazine. Cheap.

D’un autre côté, on a beaucoup appris sur l’horlogerie suisse grâce à l’entretien avec le DG de l’entreprise familiale Audermars Piguet. Mais ce n’est pas ça qui va faire revenir notre érection.

Note finale: 2/10


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7 commentaires
  1. Enfin quelqu’un qui a compris : de toutes les actrices françaises surfaites, Binoche est la plus surfaite !

    Fade, niaise, plate et poche… Elle joue comme un pied et elle a autant d’expression dans ses poses qu’une rascasse face à une anémone de mer. Son pendant masculin dans l’univers cinématographique français est… Charles Berling (ainsi que Jean Réno, avec lequel elle partage de temps en temps l’affiche ridicule d’un film à ne pas voir !)

    Juliette dans Playboy, ça doit être aussi excitant que… Sarkosy dans Capital.

  2. Paul Arcand says:

    Euh, c’est pas exactement ce qu’on écrivait…On va relire entre les lignes, au cas où, mais je crois bien que tu as dû couler ta compréhension de texte en français.

  3. Gabriel Hunt says:

    Et VLAN dans les dents ! Bravo Paul !

  4. Annie says:

    On a pas tous les mêmes références en matière de «sexy», pas la peine de débattre à ce propos, me semble. J’ajouterais simplement le commentaire suivant: je ne dis pas non, moi qui ne suis (n’étais) pas une lectrice de Playboy, à l’érotisme qui sort enfin de sa tour d’ivoire, de sa zone fictionnelle pour se rapprocher de la place publique et des corps – oui aussi érotiques – de la réalité nettement plus séduisante parce que crédible. Faut sortir du plastique, et tenter au moins des variations dans la recette quoi!

  5. Marie-Claude says:

    Je suis assez d’accord avec toi sur le fond Annie, mais je crois que ce que Paul voulait dire, c’est qu’en fait, en ce qui concerne la participation de Juliette Binoche à ce numéro, ça relève plus du stunt publicitaire que d’autre chose…Much ado about nothing, comme disait William.

  6. Annie says:

    Alors dans ce cas, au risque d’avoir l’air puriste en matière de journalisme, la visée n’est pas atteinte parce que mal formulée.

  7. J’avais bien compris que vous ne disiez pas textuellement “Juliette Binoche est nulle”. Mais son apparition asseptisée dans Playboy (ça, vous le dîtes, non ?) est assez semblable à toutes ses apparitions au cinéma.
    Si Juliette exposée dans Playboy est absolument insipide, c’est qu’elle l’est, naturellement. A poil, on ne voit plus que ça : une image sans aucune profondeur, sans aucune expressivité. C’est la même chose dans ses films, mais il y a des décors, la caméra bouge, il y a d’autres acteurs… Ca se voit moins.
    Pour celui qui veut vraiment se faire une idée, il n’y a qu’à voir “Le chocolat” (elle est à peine plus expressive qu’une vache laitière), “décalage horaire” (une comédie où la moindre de ses répliques me donne des envies de suicide ; avec Jean Reno en plus), “le patient anglais” (pourquoi ne l’a-t-on pas fait brûler, elle ?) ou “le hussard sur le toit” (impossible de me rappeler son rôle)… De terribles heures de cinéma en perspective pour celui qui tente l’expérience !
    Mais ça doit être mon mauvais côté français qui ressort.

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