Station Beaubien

Numéro 42

1er  juillet au 7 septembre 2006

Un texte de
Gabrielle Lecomte

Publié le 1 juillet 2006 dans
Chroniques, Métrocritique

Station Beaubien

C’est juillet: l’été, la saison des vacances, des déménagements, des chevilles foulées, des déjeuners dehors, du magasinage de maillot de bain, des barbecues, bref de tout plein d’action, pas le temps de lire trop, une petite page peut-être, juste avant de s’endormir, complètement épuisé et des fois content.

J’ai donc décidé, pour faire short and sweet, de critiquer ce mois-ci une station à propos de laquelle je n’ai pas grand chose à dire: la station Beaubien.

Situation géographique

Ligne orange, sortie coin Beaubien et Châteaubriand, point venteux de la ville. Près de la Plaza Saint-Hubert, donc de choses qu’on aime comme L’Avant Gardisque et l’animalerie L’Aquarium du Nord, où j’ai par ailleurs vu de mes yeux un hérisson à vendre comme animal de compagnie. Charmante petite chose.

Clientèle

Gens ordinaires, massothérapeutes et quelques gens parlant l’espéranto.

Climat

Gris mais clair et bizarrement classy.

Architecture et décoration

Sol recouvert de pierre style tour de piscine creusée luxueuse à Laval-sur-le-Lac, sobre. Les murs des quais sont des panneaux de granit poli de couleur gris moyen comme les comptoirs de la cuisine de la mère de ma voisine en 1987, et c’étaient le comptoir et la cuisine les plus chics au monde (elle avait même une option «eau bouillante» à son robinet). Longues banquettes de pierre noire avec les dossiers qui creusent un arc en stainless dans le mur suivant les courbes de l’ellipse que forme le plafond du tunnel. Les escaliers vers le niveau de la passerelle sont intéressants, cachés derrière une structure murale recouverte de tuiles minces et longues de couleur grise, noire et orange.

Ça a l’air vaguement art déco. Ces mêmes tuiles recouvrent aussi les murs des escaliers roulants vers la sortie. On aime les lampes suspendues qui éclairent la passerelle et le verre teinté des rampes. Points faibles: il y a comme un problème de travaux sans fin à cette station, un problème de vent aussi, et au niveau de la sortie, la petite brique rouge-orangée-glossy à la buffet chinois frappe encore et trouve une nouvelle surface du métro à crasher. Pas d’art. J’ai entendu dire aussi que le guichet automatique du dépanneur à la sortie est toujours vide. Pas le fun.

Constat final

Station à l’esthétique cohérente. Pas grande, toujours propre, rien de grandiose mais rien de trop déprimant non plus. Juste un peu plate. Sur ce, passez un bel été et je vous suggère d’en profiter pour redécouvrir les plaisirs d’une Orangina bien froide. Avouez que ça fait longtemps que vous n’en avez pas bu, et c’est vraiment délicieux, alors go-go-GO ! Oranginaaaaaaa.

Note
7/10


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