Station Jolicœur

Numéro 12

7 au 12 février 2004

Un texte de
Gabrielle Lecomte

Publié le 7 février 2004 dans
Chroniques, Métrocritique

P45 voyage beaucoup. Une métrocritique, c’est un condensé++ de tout ce que vous vous êtes déjà dit tout bas à propos d’une station de métro de Montréal. Ce mois-ci, la station Jolicoeur.

p_metrocritique_0204.gifSituation géographique
À proximité d’une école secondaire, du Parc de la Vérendrye (un autre) et de l’Hôpital Douglas, un hôpital dédié à la santé mentale, excellente occasion de faire tout plein de bonnes blagues de maladie mentale comme je les aime. Donc, pour février, attardons-nous (hé hé) un peu dans Verdun et visitons la station Jolicœur, station du non-amour.

Climat
Style corridor de vent. Pas moyen de se cacher du vent. Le genre de vent qui donne le goût aux gens des Îles de la Madeleine de coucher avec leur sœur pis de tuer tout le monde du village avec un couteau de boucher avant de se jeter d’une falaise dans un grand hurlement. Puis plus rien, sauf le vent, ce vent, toujours…

Architecture
Station très en surface, petite. Les murs sont en ce que je qualifierais de bardeau de roche, parce que c’est comme du bardeau de cèdre, mais en petites roche amalgamées par du ciment. Ça doit être vraiment désagréable de se faire râper la face sur ces murs-là par, disons, un déséquilibré. Plus désagréable que sur les murs de la station Sherbrooke, qui eux sont bien lisses.

Le mobilier sur les quais est bien beau, des banquettes de plastique orange, manière Harvey’s, agrémentées de stainless. À l’étage du guichet, le plafond est de type Loblaws des shoppes Angus, et l’été des pigeons s’en servent comme perchoir. Pas l’hiver, alors je pense que soit ils se font exterminer, soit un artiste d’origine allemande passe par là chaque automne, les capture et en fait quelque chose d’horrible et de saignant. C’est vitré tout autour, choix étonnant compte tenu de la clientèle, les fous c’est destructeur souvent, ça aime bien lancer des choses comme des grosses roches pour casser des vitres ou bien se lancer eux mêmes dans des vitres, quand c’est fâché, ça fait n’importe quoi. Ça devient nono.

Art
Non. Pas la peine. En passant, si vous donnez votre cerveau à la science, c’est à l’Hôpital Douglas, la deuxième plus importante banque de cerveaux au Canada, qu’il va se retrouver. Oui. Tout le monde peut donner son cerveau, pas besoin d’être malade, juste besoin de remplir le formulaire.

Clientèle
Des gens mal éduqués. Le genre qui crache sur les bancs pour empêcher le reste du monde de s’asseoir. Des ostie de caves.

Musiciens
Le bruit intense d’un néon fait office de trame sonore. Ça sonne comme quand dans un film, un personnage vire fou ben raide… pis qu’il y a des papillons pris dans le plafonnier, pis que c’est donc oppressant comme ambiance. Tsé, pis y se rase les sourcils pis y fait des affaires vraiment DINGUES.

Constat final
Pas bon. Note: 3/10


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