Station Radisson

Numéro 40

6 mai au 2 juin 2006

Un texte de
Gabrielle Lecomte

Publié le 7 mai 2006 dans
Chroniques, Métrocritique

Station Radisson

P45 voyage beaucoup. Une métrocritique, c’est un condensé++ de tout ce que vous vous êtes déjà dit tout bas à propos d’une station de métro de Montréal. Ce mois-ci, la station Radisson.

Situation géographique
Ligne verte. Dans l’est de la ville, là où le monde est un peu plus sympatique qu’ailleurs, et où les gens font apparemment plein d’enfants qui vers 15 ans finissent par s’habiller en punks et faire des fuck you à tout le monde. Directement à côté de la Place Versailles, où d’autres jeunes du coin passent leur temps à essayer de pogner. Presque directement en dessous d’un Rigolfeur, comme on rigole… Vraiment on y rigole bien. La station fut nommée en l’honneur d’un homosexuel capturé à 11 ans par des Iroquois.


Climat
Fabuleux, my friend. Le vaisseau d’Alien sans Sigourney Weaver, et la bête est en fait aussi douce qu’un chaton et elle distribue de la barbapapa aux petits enfants.


Architecture et décoration
Très larges quais, assez de place pour contenir plein de fans de sport après un match, mais malheureusement il n’y a aucune installation sportive proche (à part le Rigolfeur). Tout en béton et en courbes, c’est comme une station spatiale qui aurait fait un bébé avec une boîte d’œufs. Les espaces sont vastes et en hauteur à l’étage du quai et de la mezzanine, alors qu’à l’étage des sorties, les tunnels ont des plafonds bas et sont faits exprès pour qu’on se demande des choses comme «Where the fuck is that Chewbacca guy?». Rampe de stainless tout partout. Tuiles rondes bleues format rondelles de hockey sur le plancher, qui remonte un peu sur les murs comme le rebord d’un bain.

La plus belle réussite de la station est le fantastique système d’éclairage de néon encastré dans le moulage de béton, et les supensions cylindriques noires vraiment grosses. C’est ce qui donne la super touche Cosmos : 1999-avec-du-budget à la station. Il n’y a pas à proprement parler d’œuvre d’art, mais la question est : «Est-ce un problème?». Si on pense à combien la plupart des œuvres des autres stations ont mal vieilli, moi je dis que non. Seule faiblesse à mon avis : les bancs peu abondants et malheureusement ORANGE (mais pourquoi tant d’orange dans la décoration du métro montréalais ?).


Constat final
Vraiment classe. Pas une seule de ces dégoûtantes briques glossy de style restaurant chinois ne s’est infiltrée dans la réalisation, ce qui représente en soi un exploit pour l’époque. Super extra.


Note
13/10


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