Pièce d’anthologie du western spaghetti, The Good, The Bad and The Ugly (1967) est le troisième opus de la trilogie de l’homme sans nom. Réalisé par Sergio Leone, cette épopée mettant en vedette un jeune Clint Eastwood (aux côtés de Lee Van Cliff et Eli Wallach) symbolisait une nouvelle étape dans l’évolution du genre western, jusque là défini d’un point de vue américain.
Ici, le rêve américain s’assombrit, les plaines deviennent sanglantes et l’air cristallin respire la mort et la poussière. La mémorable trame sonore d’Ennio Morricone ne fait qu’ajouter à l’atmosphère suffocante de cette épopée où la seule motivation est l’appât du gain, peu importe le prix et le nombre de cadavres. Révolutionnaire à bien des égards, le récit à la fois simple mais solide, l’ambiguïté des personnages et une splendide utilisation du gros plan font de cette aride chevauchée un film exceptionnel.
Pour ceux qui n’ont jamais eu la chance de le voir, voici l’occasion rêvée. Pour les autres, le plaisir de le revoir dans la nouvelle version plus longue de 18 minutes (179 au total) sera décuplé. Finalement, les fans déjà conquis peuvent toujours s’amuser à savoir lequel de ces anti-héros est le bon, la brute ou le truand. La tâche s’avère plus compliquée qu’il n’y paraît.
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