Un gars, une fille, un DVD: Waitress

Numéro 97

14 au 20 décembre 2007

Un texte de
P45

Publié le 14 décembre 2007 dans
Culture, DVD

Un gars, une fille, un DVD: Waitress

Tous les mois, Corinne Fréchette-Lessard et Maxime Johnson prennent place sur un gros sofa rouge pour regarder un film d’amour, généralement téléchargé illégalement.

Ce mois-ci: Waitress.

Le résumé

Maxime: Avant de mourir dans un fait divers sordide, la réalisatrice Adrienne Shelly a réuni une belle brochette de comédiens du monde de la télévision – Caleb de Buffy contre les vampires, Felicity de Felicity et Billy de Six Feet Under – dans une histoire d’adultère et de tartes fuckées qui rappelle un peu la série Pushing Daisies (sans le côté surnaturel).

Corinne: Une fille se console de sa vie merdique avec son mari pourri en faisant des tartes pour le diner où elle travaille comme serveuse. Elle vit aussi une aventure avec son obstétricien (euh, yash?).

La scène du baiser: beurk ou menoum?

M: Menoum menoum. La musique classique qui joue à tue-tête à chaque french est tout simplement sublime. Tout comme Keri Russell, d’ailleurs.

C: Ni l’un ni l’autre? C’est loin d’être répugnant, mais comme le film se veut une légère subversion du genre, les scènes de baisers sont un peu trop décalées pour être romantiques ou sensuelles.

L’acte le plus mièvre

M: Cette catégorie a été imposée par Xavier Kronström Richard, rédacteur en chef de P45, un être qui possède un meilleur vocabulaire que moi. Je vais dire… le générique?

C: La rénovation extrême du diner à la fin, dans une palette de couleurs du plus mauvais goût. Superflu et cucul.

La morale

M: T’es toujours plus heureux avec ta maîtresse qu’avec ta femme. Ce film donne en fait envie de te faire une blonde ou un chum juste pour le/la tromper.

C: À chaque situation sa tarte. Sérieux, elle invente des tartes pour toutes les occasions. Comme la tarte Loser misérable et enceinte (avoine grumeleux et gâteau aux fruits flambé).

L’évaluation (où l’on se demande: «est-ce meilleur que Notting Hill?»)

M: Réglons quelque chose tout de suite: rien n’est meilleur que Notting Hill. Nathan Filion n’a clairement pas le charme de Hugh Grant (quoi que Keri Russell s’en tire très bien face à Julia Roberts) et Londres est plus cool qu’une petite ville sans nom du sud des États-Unis.

C: Le film marque des points en mettant en vedette Keri Russell, la star de la série de mes 15 ans (ok, 18). Mais ça manque d’Anglais blafards en «Y-fronts» pour rivaliser avec Notting Hill.


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