Une pénurie de majorité silencieuse

Numéro 91

2 au 8 novembre 2007

Un texte de
Maxime Johnson

Publié le 2 novembre 2007 dans
Chroniques, Les nouvelles un peu vraies

Une pénurie de majorité silencieuse

Un chercheur de l’Université de Montréal risque de ne jamais pouvoir terminer sa dernière étude sur la «majorité silencieuse» québécoise, faute de participants.

«Ça devient de plus en plus difficile de trouver des gens faisant partie de la majorité silencieuse (MS) au Québec», se désole André Dupuis, professeur associé au département de psychologie de l’Université de Montréal.

Son étude comparative en cours depuis 2004 vise à analyser le comportement de la MS par rapport au reste de la population. «Comme c’est rendu là, je ne pourrai probablement pas la terminer», estime tristement le professeur.

En effet, son échantillon de la MS s’est mis à s’exprimer de plus en plus depuis l’année dernière et parle aujourd’hui encore plus que son groupe témoin, rendant caduques les données obtenues jusqu’ici.

Catherine Léger, doctorante au laboratoire du Dr. Dupuis, doit donc trouver un nouveau groupe de participants. «Ce n’est vraiment pas facile. Avant, je n’avais qu’à passer une petite annonce dans les journaux et je recevais des appels de personnes silencieuses», se rappelle la demoiselle qui entame sa cinquième année de doctorat. Aujourd’hui, ceux qui font suite à son annonce ne sont plus silencieux du tout, et «disent les vraies affaires», selon l’expression régulièrement employée par les répondants.

«Au début, c’était assez drôle et ça mettait de l’action dans le laboratoire, se souvient Catherine Léger. Mais maintenant, ça devient un peu gênant.»

Si vous pensez pouvoir aider l’équipe d’André Dupuis, téléphonez au (514) 343-6111.


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4 commentaires
  1. Julien Cayer says:

    Ah, un numéro qui débute en 343!

  2. Annie Q. says:

    343, 343-2, 343.

  3. Hahaha François Pérusse… sors du corps d’Annie Q.!

  4. Raphaëlle says:

    L’un de mes nombreux mots de passe est “343-2-343″

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