La visibilité médiatique de P45

ARTICLES

P45: Journal alternatif
Elle Québec, mars 2001

Notre presse alternative semblait atteinte de drabitude aiguë. C’était avant l’arrivé de P45. Pas de look sophistiqué pour ce trimestriel montréalais distribué gratuitement à 1 000 exemplaires, mais de l’impertinence, ça, oui! Quel autre magazine oserait titrer à la une Sexe! Drogue! Badminton!, ou Le Manifeste P45 : Beaucoup de Majuscules Pour Pas Grand-Chose, Finalement! Manifeste rédigé, apprend-on à l’intrérieur, par “deux Martin Luther de la révolution virtuelle et une Élyse Marquis des pensées intenses”. Le ton est donné.

Aussi au menu : photoroman pédagogique (!), chroniques dépareillées, petites annonces “où on trouve de tout, même quelqu’un pour nous refiler des condylômes”… ” On voulait créer un magazine à notre image “, explique Nicolas Langelier, à la tête de la petite équipe dont l’âge moyen oscille autour de 25 ans. La fréquence de parution devrait augmenter afin de répondre à la demande. On ne s’en plaindra pas. (Chantal Tellier)

Baveux et irrévérencieux
La Presse, mercredi 7 mars 2001

Le magazine P45 veut brasser la cage des publications alternatives. Avec ses couvertures vert fluo, rose, mauve ou orange pétant, le magazine P45 est difficile à rater. Avec ses Barbie en plastique toujours à la une, il étonne. Et comment ne pas être tenté de le feuilleter avec des manchettes comme “Elle a lu des poèmes pour les Hells”, “Sexe, drogue, badminton!” ou “Dédé Fortin me doit 1,75 $”?

Déçu par les hebdos culturels de Montréal, Nicolas Langelier, un étudiant au baccalauréat en communication de l’UQAM, a décidé de lancer son propre journal alternatif en s’inspirant notamment du magazine britannique The Face. “La chose la plus underground que nous avons, c’est Voir. C’est un peu décourageant et je trouve ça bien ennuyeux. Voir, c’est assez bourgeois et pas très irrévérencieux. Avec P45, on essaie de rejoindre une certaine tranche de la population délaissée par les médias”, explique Nicolas Langelier, 28 ans.

Le premier numéro du trimestriel P45 a vu le jour au printemps 2000. Photocopié à 3000 exemplaires, dans la liste des 45 choses qui ont façonné P45, il y a notamment l’ecstasy, les Beastie Boys, la bande dessinée Archie, les années 80, l’acide, Goldorak, le hockey, le guide touristique Let’s Go, Jack Kerouac, Londres, Passe-Partout, la vodka, le DJ Tiga et la cigarette.

Attention. Malgré ses airs inoffensifs de publication de cégep avec sa couverture en carton et ses pages brochées huit et demi par onze, P45 tire sur tout ce qui bouge. Et dans toutes les directions. “On ne se gêne pas pour dire tout ce qui nous passe par la tête. On ne se met pas de contraintes. On parle des mêmes gens que les autres médias, mais d’une façon différente, avec un ton différent. C’est très subjectif”, indique Nicolas Langelier, fondateur et rédacteur en chef du magazine qui se veut satirique.

Rien de mieux qu’une série d’exemples pour bien comprendre. Dans son numéro hiver 2001, la petite équipe de la revue (moins d’une dizaine de personnes) dresse le palmarès des 45 pires événements et choses de l’an 2000. Au 40e rang, Marie Laberge, “la plus prétentieuse auteure de romans à l’eau de rose de l’histoire de la littérature canadienne”, selon P45. Au 29e rang, Pierre Bourque, “généralement aussi insignifiant qu’un directeur d’école de Blainville”. Et au 19e rang, Julie Snyder, “qui va nous faire honte en access primetime avant de se faire flusher”.

Il est parfois difficile de ne pas rire en lisant P45. Mais force est de constater que les affirmations gratuites trouvent facilement leur place dans la vingtaine de pages du magazine. “C’est une tentative de mélange entre l’information et l’humour”, avance Nicolas Langelier. Selon le rédacteur en chef. “Au Québec, les tribunes pour dire ce qu’on pense sont assez limitées et sont toujours occupées par les mêmes personnes. Il y a des milliers d’opinions qui ne sont pas exprimées”, dit-il. Baveux et irrévérencieux sont des qualificatifs qui collent bien à P45. Baveux, Nicolas Langelier l’est aussi. Il faut l’être pour écrire que La Presse est “le plus lent quotidien français d’Amérique” et venir faire l’entrevue ici, tout sourire, comme si de rien n’était.

Sur sa page une, P45 se définit toujours d’une façon différente. Dans le numéro d’automne 2000, il est le “grand magazine de l’énergie mal canalisée”. À l’hiver, il devient le “grand magazine de la schizophrénie”. Tous les trois mois, Nicolas Langelier engloutit 700 $ en frais d’impression. L’argent sort directement de ses poches. Comme son magazine ne compte qu’un seul annonceur, il ne rapporte presque rien. Les collaborateurs sont tous bénévoles et échangent leurs textes par courriel. Le journal est monté dans l’appartement du rédacteur en chef.

“C’est complètement irrationnel, il n’y a aucune logique financière, mais nous serons publiés aux deux mois à partir du printemps, dit Nicolas Langelier. C’est beaucoup de temps et je le fais parce que j’aime ça et que j’y crois.” Le rédacteur en chef de P45 est aussi le directeur artistique, le graphiste, le préposé aux photocopies (le journal n’a pas les moyens financiers d’être imprimé), le distributeur et le camelot.

Et malgré sa jeune carrière- seulement quatre numéros ont été lancés jusqu’à maintenant-, P45 a déjà goûté à la controverse. Deux commerces bien connus, qui n’ont pas apprécié d’être critiqués par le magazine, ont jeté à la poubelle les piles d’exemplaires de P45 qui y avaient été déposées, dit Nicolas Langelier, qui travaille comme pigiste dans des entreprises de communication pour boucler son budget. L’équipe de P45 puise beaucoup dans les autres médias pour remplir ses pages.

Le magazine a sa chronique in / out, rebaptisée approuvé / réprouvé. Bizarrement, le magazine réprouve dans sa propre chronique les listes in / out. On y trouve aussi la montagne russe, bâtie sur le même principe du “Tout ce qui monte, redescend” de l’hebdomadaire Ici. Certaines rubriques reviennent dans tous les numéros du magazine, comme celle de “la job la plus poche”, des petites annonces, “où placer votre argent” ou du “cliché du mois”.

Et quelle est la solution (humoristique) de P45 pour réduire les listes d’attente en chirurgie? Écrire les noms plus petit. Faudrait peut-être en glisser un mot à Pauline Marois. (Hugo Dumas)

Le condiment de la semaine: P45
Ici, 6 juin 2002

Avec un sachet de condiment collé sur chacun de ses 1000 exemplaires, P45, le fanzine aux allures de magazine de notre collabo Nicolas Langelier, vient encore une fois de repousser les limites du journalisme moderne : toujours plus futile, toujours plus indispensable.

Le jazz est-il “poche”?
La Presse, lundi 10 juin 2002

“Enfin expliqué: pourquoi le jazz, c’est poche”, titre ce mois-ci le magazine satirique montréalais P45, pour nous préparer au Festival international de Jazz qui commence bientôt.

“Allez, admettez-le: vous n’aimez pas le jazz”, y écrit Nicolas Langelier, rédacteur en chef de cette petite revue impertinente distribuée gratuitement dans quelques bars, cafés et librairies de la métropole.

La ville a beau être qualifiée de paradis du jazz, elle a beau offrir le plus important festival de jazz en Amérique du Nord, elle est au fond un peu hypocrite, nous fait remarquer P45. Car personne n’aime vraiment le jazz et personne n’ose le reconnaître. “Les supposés amateurs peuvent en fait être divisés en deux catégories, nous explique-t-on: a) ceux qui font semblant d’aimer ça, et b) ceux qui, pour des raisons insondables, aiment véritablement le jazz, ce qui est cependant le signe d’autres problèmes qui devraient vous inciter à vous méfier d’eux, anyway.”

C’est vrai, la majorité des Montréalais vont au festival de jazz bien plus pour l’ambiance que pour le jazz. C’est vrai, ils raffolent bien plus de la grosse fiesta latino qui fait dandiner l’esplanade de la Place des Arts que des spectacles de jazz pointu. C’est vrai qu’entre un spectacle d’Ibrahim Ferrer et n’importe quel concert de jazz, je choisis sans hésiter le premier.

Cela dit, on ne perd rien, de temps à temps, à quitter les airs qu’on connaît par coeur pour aller voir un concert de musique dite “poche”. C’est ce que j’ai fait vendredi soir. Un ami amateur de jazz m’a entraînée au festival Suoni Per Il Popolo (le Son du peuple), un événement en marge du festival de jazz, organisé par la Casa del Popolo- bar branché du boulevard Saint-Laurent devenu la chapelle des fans de musique d’avant-garde à Montréal.

Le concert présenté vendredi était celui du quartette du saxophoniste new-yorkais David S. Ware. Un musicien qu’on qualifie de “Roi du free-jazz”. Le spectacle n’avait pas lieu à la Casa del Popolo mais de l’autre côté de la rue, à la Sala Rossa, au deuxième étage du Centre social espagnol.

De l’extérieur, l’endroit ne paie pas de mine. Et jamais on ne soupçonnerait qu’un spectacle d’avant-garde puisse avoir lieu au deuxième étage. Le décor y est figé, comme un vieux poster jauni avec une danseuse de flamenco trop maquillée. On a l’impression d’être entré par erreur sous les arcades d’un petit resto familial de Madrid ou sur les lieux de tournage d’une telenovela. Au bar, une dame explique que c’est bien beau de suivre le foot, mais qu’il faut aussi travailler dans la vie. Travailler? Plutôt ambitieux comme projet pour les vrais amateurs de soccer. Car pendant le Mondial, le Centre social espagnol est ouvert jour et nuit. Aux petites heures du matin, quand le premier match est diffusé, on y sert du café et des churros au chocolat.

À l’entrée, derrière des grilles de fer forgé, des hommes âgés jouent aux cartes, le dos voûté, le geste lent. Au bout de l’escalier qui mène au deuxième étage, un tout autre univers. Ouste! l’ambiance familiale, les churros, le flamenco. Nous voilà dans une salle sombre avec de grands lustres au plafond, au milieu d’une faune branchée venue écouter du free-jazz.

Pendant presque deux heures, vendredi soir, David S. Ware et son quartette ont fait raconter plein d’histoires bizarres à leurs instruments. Pendant presque deux heures, le public a plané dans un univers où tout était possible. L’improvisation dans le jazz, c’est souvent n’importe quoi, déplore le magazine P45. Mais pour les fans de jazz, qui apprécient la fragilité des formes musicales, l’esprit rebelle et aventurier du free-jazz, c’est justement ce “n’importe quoi” qui est intéressant. Un “n’importe quoi” qui lutte contre le préfabriqué, le synthétique, les jingles commerciaux. Un “n’importe quoi” qui, au fond, lutte contre ce qui est véritablement “poche” dans la musique.

À la sortie du concert, les messieurs qui jouaient aux cartes trois heures plus tôt étaient toujours là, aux mêmes tables, derrière les mêmes grilles en fer forgé. Des amateurs d’avant-garde côtoyant à minuit des joueurs de cartes de l’âge d’or: ça, c’est bien Montréal. (Rima Elkouri)

Le défi de P45
La Presse, mercredi 18 juin 2003

Dans un paysage médiatique plutôt statique, la petite publication P45 propose depuis plus de trois ans un contenu baveux et différent. Maintenant que l’hebdomadaire Voir a pris un virage plus commercial, P45 a le champ libre pour s’affirmer comme la nouvelle voix parallèle en journalisme. Va-t-il réussir?

C’est une publication quasi confidentielle, distribuée dans quelques commercesdu Plateau Mont- Royal. C’est un journal de cuisine imprimé sur du papier jaune,rose ou vert fluo et fabriqué avec des moyens dérisoires par une bande de journalistes, néophytes et pigistes, qui gravite autour de Nicolas Langelier, ancien étudiant en communications à l’Université du Québec à Montréal.

Publié quatre fois par année depuis le printemps 2000, P45 existe aussi sous forme de lettre électronique hebdomadaire dans laquelle on retrouve des rubriques à l’humour grinçant, des commentaires éditoriaux sur les événements marquants de la semaine, des listes un peu débiles et des liens Internet souvent surprenants.

Maniant l’humour et le sarcasme comme une arme (qu’ils s’échappent parfois sur le gros orteil), les rédacteurs de P45 ont souvent le chic pour trouver la petite phrase qui tue. En d’autres mots, on ne souhaite pas être au nombre de leurs cibles.

Le 20 juin prochain, P45 lancera une version rénovée de son magazine. Parmi les changements annoncés: un papier de meilleure qualité, une impression deux couleurs et surtout, beaucoup plus d’articles et de collaborateurs. “Il y a environ 40 personnes qui ont collaboré à ce numéro de P45″, souligne fièrement le rédacteur en chef, Nicolas Langelier, qui collabore également aux pages de l’heb domadaire Ici ainsi qu’au cahier Actuel de La Presse.

Dans le numéro qui sera lancé vendredi, on retrouvera entre autres une nouvelle inédite de Nelly Arcan ainsi qu’une entrevue avec le chanteur Jérôme Minière. Est-ce que les changements à la rédaction de Voir et le virage plus commercial que semble prendre l’hebdomadaire culturel ont insufflé un surplus d’énergie à l’équipe de P45?

Chose certaine, son rédacteur en chef a l’intention d’améliorer son produit, “d’ajouter un peu de viande autour de l’os”, précise-t-il. “Nous voulons faire plus de place aux entrevues et aux reportages, poursuit-il. À moyen terme, nous aimerions bien faire paraître un numéro chaque mois. Devenir payant? Un jour peut-être, car le marché des gratuits est saturé et on y retrouve un peu n’importe quoi. Mais ce sont des projets à long terme. Pour l’instant, l’objectif est d’ajouter plus de contenu. Le numéro qui sort vendredi va dans ce sens et le prochain numéro, qui paraîtra en septembre prochain, sera encore plus intéressant.”

Au fil des ans, P45 s’est fait connaître dans le petit cercle tricoté serré des médias montréalais pour son ton irrévérencieux et ses nombreuses références au milieu culturel. Mais P45 a de l’ambition. Bien qu’il reconnaisse une certaine filiation avec des publications comme Le Canard enchaîné (on pense aussi, parfois, à The Onion) il ne souhaite pas être confiné à l’humour. “Je me sens inspiré par des magazines britanniques comme The Face et Dazed And Confused qui parlent aussi bien de musique que de lifestyle”, affirme Nicolas Langelier. Rencontré le jour de la mort de Pierre Bourgault, le rédacteur en chef de P45 souhaitait préciser que son ancien professeur de communications l’avait encouragé à lancer sa propre publication. “Je critiquais souvent les médias au Québec, je les trouvais plates, raconte-t-il. Un jour, Pierre Bourgault m’a dit: Pourquoi tu ne lances pas ta propre affaire? Ça m’avait fait réfléchir. C’est un peu grâce à lui si P45 existe aujourd’hui.”

Mais des publications aussi baveuses que P45 ont-elles un avenir commercial au Québec? “Pour l’instant, nous avons peu d’annonceurs”, reconnaît Nicolas Langelier qui adéjà vu sa pile de magazine prendre la direction des poubelles parce que le propriétaire d’un commerce qui distribuait P45 n’avait pas digéré une blague qui lui était destinée. Or qui dit revenus publicitaires dit aussi moyens financiers pour développer un magazine digne de ce nom.

Et que dire de la promiscuité médiatique? Nicolas Langelier jouit-il de la même liberté d’opinion maintenant qu’il est pigiste à La Presse, journal qui a été l’objet des sarcasmes de P45 à quelques reprises au cours des dernières années? “C’est certain que La Presse est une institution et on a toujours tendance à critiquer davantage les institutions, répond Nicolas Langelier avec un sourire. Je pense que les gens du journal sont assez intelligents pour le comprendre.” (Nathalie Collard)

P45 version 2.0
Ici, 19 juin 2003

Après huit mois de silence, le magazine P45 est enfin de retour. La période de repos n’aura pas été contre-productive : le 10e numéro de la revue fondée en 2000 par notre fidèle collaborateur Nicolas Langelier est une version ” augmentée “. Plus de textes (32 pages), des tonnes d’exemplaires (3000) et, au lieu de la classique couverture fluo, un cover en deux couleurs, dont une métallique, s’il vous plaît. ” On vient de monter une bonne marche “, déclare Nicolas Langelier en entrevue. Le dévoué rédacteur en chef a d’ailleurs dû assumer lui-même une bonne partie des coûts de ce P45 enrichi. Malgré tous ces changements, le magazine n’a pas perdu son âme : il demeure le même mélange Mini Wheats d’articles journalistiques et de textes sarcastiques. Une entrevue avec Jérôme Minière ainsi qu’une nouvelle inédite de Nelly Arcan sont par ailleurs au menu de cette édition disponible dès le 20 juin. Les artisans et amateurs de P45 sont conviés à un 5 à 7 au Laïka pour arroser ce retour. (Julie Parent)

P45 devient un magazine couleur
Infopresse, juin 2003

La publication satirique P45, qui était essentiellement une lettre électronique, a dévoilé la nouvelle version de son magazine. Son équipe est constituée en grande partie de collaborateurs, anciens ou actuels, du Voir et du Ici. Le rédacteur en chef, par exemple, en est ainsi Nicolas Langelier, qui tient une chronique régulière dans le Ici et que l’on peut également lire dans La Presse. Le positionnement du magazine est d’ailleurs semblable à celui du Voir, même si Nicolas Langelier juge que cette dernière publication a pris ces dernières années un virage trop commercial. Diffusé dans le quartier montréalais Plateau Mont-Royal, le P45 sera publié quatre fois par an. (Frédéric Bruniquel)

P45
Manifest.e, juillet 2003

Did you all get a chance to pick up a copy of the new P45? Artist, publisher, teacher, (it goes on) and member of the MCC-CBDM Jimmy Beaulieu has a nice piece on its last page titled Baptême de Feu. A full comics page, published in red and white, available to the many in relatively good numbers, 6 000, this doesn’t happen often in Quebec anymore. Has it ever happened? The whole magazine entertained me well enough for me to recommend it heartedly. They’re a bunch of crazies working on this media project, I need to make contact. It’s free, but you can help it grow by becoming a member for only 15 dollars a year and receive the 4 P45 published each year (well, when they can apparently) plus a weekly newsletter of some sort with links, articles and a wholatta fun.

P45 disparaît
La Presse, novembre 2003

Petite annonce qui en a déçu plus d’un dans le petit monde des médias: le magazine P45 – publication culturelle irrévérencieuse et caustique fabriquée avec les moyens du bord et considérée comme relève potentielle de Voir – cesse ses opérations et ce, pour une période indéterminée. Manque de temps (son rédacteur en chef Nicolas Langelier écrit dans La Presse et livre une chronique à l’émission Indicatif présent), manque de moyens financiers, bref, P45 semble être victime de son succès d’estime. En attendant son éventuel retour, les fans peuvent se rabattre sur le site Internet (www.p45.ca). (Nathalie Collard)

Chapeau et cotillons pour P45
La Presse, avril 2005

Cinq années dans le décor des publications mensuelles en ligne, ça peut être considéré comme un exploit. C’est justement l’anniversaire de P45 ces jours-ci et il fête, ô hasard !, son premier cinquième de quart de siècle (faites le calcul, vous verrez…). Alors, cette édition anniversaire et hautement collector’s comme diraient les Français, de quoi elle en cause ? Ben, on vous invite à consulter le site officiel et hautement sécuritaire de P45 à l’adresse suivante : www.p45.ca. Vous serez convertis… (Christian Côté)

WWW
Voir, 18 mai 2006

P45 renaît. On s’en souvient, ce magazine de “journalisme créatif” lancé oar Nicolas Langelier en 2000 a eu sa version papier jusqu’en 2003. Sur Internet depuis 2004, on l’avait perdu de vue. Jusqu’à aujourd’hui. Le site P45 revient en force avec du contenu audio et vidéo. Une entrevue avec Nicolas Dickner et un retour sonore sur les 15 jours de taule biélorusse du journaliste Frédérick Lavoie. (Steve Proulx)

Visité
Le Devoir, 26 mai 2006

Le nouveau mensuel Internet P45 (www.p45.ca), un média alternatif fait par des jeunes pour des jeunes et des moins jeunes sur les nouvelles technologies et la culture plus ou moins underground. Une section audio-vidéo disponible en baladodiffusion, sinon une entrevue avec Nicolas Dickner (l’auteur de Nilinski), cinq leçons de double riding à vélo, une chronique manitobaine et tout plein de faits de société. Vaut le détour, même en trottinette. (Josée Blanchette)

Le meilleur du net
Mention dans La Presse, 23 avril 2007

Extrait: «Les mélomanes délaissent la bande fm et se tournent de plus en plus vers les alternatives numériques, telles les baladodiffusions (celle du webzine p45.ca, pour ne nommer qu’elle), qui ont l’avantage de nous suivre dans nos déplacements, et les webradios.» (Philippe Renaud)

Chanson: Tricot Machine
Mention dans La Presse, 8 mai 2007

Extrait: «Pas étonnant que toutes sortes de gens les aiment, des plus vachement branchés (la gang du bien bon magazine électronique P45 et la radio étudiante CISM, notamment) aux plus amateurs de chansons tout court (par exemple, les auditeurs d’Espace Musique, qui ont fait grimper le disque de Tricot Machine au palmarès de la chaîne, tant et si bien qu’il précède les albums de Zachary Richard et d’Isabelle Boulay)!» (Marie-Christine Blais)

RADIO

Radiographe – CISM, novembre 2005

Radiographe
CISM, 11 novembre 2005

Isabelle Ménard reçoit en entrevue Xavier K. Richard, rédacteur en chef de P45, afin de présenter le webzine aux auditeurs de CISM (entrevue qui tourne vite à l’analyse de société, désolé…). Les sujets abordés : P45, les jeunes, la télévision, le hockey. L’entrevue fait 28 minutes.

Entre chiennes et louves – CHOQ, mars 2006

Entre chiennes et louves
CHOQ, 24 mars 2006

Entre chiennes et louves, cette émission aux ardeurs toutes féminines, a accueilli en entrevue Xavier K. Richard, rédacteur en chef de P45, pour parler des actualités du magazine ainsi que de sa nouvelle plateforme à venir en mai. L’entrevue fait 12 minutes (ça passe trop vite…).

Christiane Charette – Radio-Canada, octobre 2006

Christiane Charette
Radio-Canada, 3 octobre 2006

Entrevue de Nicolas Langelier, éditeur de P45, le 3 octobre 2006 à Christiane Charette sur la Première chaîne de Radio-Canada. La seconde voix, c’est celle de Philippe Lamarre, co-éditeur du magazine Urbania et ancien directeur artistique de P45.

Shüffle – CHOQ, octobre 2006

Shüffle
CHOQ, 17 octobre 2006

Julien Cayer était invité à débattre de l’avenir de la notion d’«album» en musique à l’émission Shüffle, sur les ondes de CHOQ, animée par Étienne Côté-Paluck, Marine Fleury et Isabelle Gentès.

Julien, l’animateur de la balado P45 et collectionneur farouche de disques vinyle expose ses cinq raisons pourquoi l’album ne doit pas disparaître, tandis qu’Étienne Côté-Paluck, lui, présente en cinq points pourquoi le mp3 révolutionne l’industrie musicale. S’ensuit une discussion nostalgique et enthousiaste…

Christiane Charette – Radio-Canada, octobre 2006

Christiane Charette
Radio-Canada, 18 octobre 2006

Comble d’émotion, les soeurs Bélanger, chroniqueuses à la balado P45, étaient invitées à discuter de leur blogue Rock’n'Doudou à Christiane Charette sur la Première chaîne de Radio-Canada. Paraît qu’«elles sont très, très influentes toutes les deux dans le monde de la musique»…

Christiane Charette – Radio-Canada, janvier 2007

Christiane Charette
Radio-Canada, 22 janvier 2007

Nicolas Langelier, éditeur de P45, participait à une table ronde sur les blogues en compagnie de Patrick Lagacé et Nicolas Tittley à Christiane Charette sur la Première chaîne de Radio-Canada. La discussion reprend une actualité de Patrick Baillargeon qui critiquait la vacuité «blosphérique» (et hop, un nouveau néologisme…).

TÉLÉVISION

P45 Magazine faisait l’objet d’une chronique dans l’émission Monsieur Showbiz à TQS le 26 février 2009. Regardez le topo.

INTERNET

Technikart.com – 2006

Ces branchés canadiens sont nos cousins. Leur webzine culturel à la maquette immaculée porte un regard à la fois empathique et railleur sur le Montréal des années 00. Découverte d’artistes et d’intellectuels (même BHL a eu droit à son papier), sujets de sociétés obliques, soirées chasse-neige, débat enflammés : P45, héritier digitale d’un gratuit jadis imprimé sur papier, est une adresse que l’on vous conseille chaudement, une sorte de Technikart à la sauce moto-neige, aussi futile que sincèrement engagé. Bref, un concentré de paradoxes à l’image de cette jeunesse hédoniste et inquiète qui le lit et le fabrique. Territoire mouvant et lieu de rencontre de l’avant-garde québécoise, P45 est à lire impérativement pour se rafraîchir les idées. N’hésitez pas, également, à faire un don. www.p45.ca.

P45 ou l’art de l’impertinence culturelle
Journalismes.info – 2009

[Extrait] À Montréal, la génération 2000 a trouvé son média: P45, un webzine culturel dédié aux 20-35 ans.